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Un Manifeste pour les villes

Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 25-02-2008 11:54


Le Manifeste pour les villes lancé par l'Ordre des architectes et publié dans le journal le Monde du 14 février 2008 interpelle les élus locaux et l'ensemble des citoyens. Ce manifeste est une nouvelle intervention dans le débat public de la profession d'architecte. Il synthétise la réflexion entreprise depuis plusieurs années autour des valeurs du développement durable tant pour l’architecture que le développement urbain.

Voici le texte de ce manifeste. Adhérez-vous à son propos ? Faites-nous part de vos réactions !

Maires, Citoyens,

C’est sur votre commune que se construisent chaque jour notre identité et notre culture.

Mais cette histoire collective qui a su créer patrimoine et richesse économique tout en rassemblant la nation est aujourd’hui fragile et c’est à vous qu’il appartient de permettre qu’elle se poursuive.

Car nos villes se défont en même temps qu’elles s’étalent. L’urbanisation non maîtrisée qui consomme plus de 50 000 hectares par an génère des coûts sans réelle contrepartie pour la collectivité et condamne le citoyen à un isolement accru, un suréquipement automobile, des trajets chronophages.

Le monde hésite entre sa beauté et son désastre.

Il vous revient de rebâtir des villes qui réconcilient au lieu de diviser tout en répondant durablement aux aspirations de notre temps et à celles des générations futures ; les expériences d’écoquartiers constituent un laboratoire des villes telles que nous les souhaitons : solidaires, innovantes et belles.

Des villes plus solidaires

Pour retrouver ces lieux de mixité sociale dans lesquels s’enracinent les valeurs de la République, chacune de nos villes doit offrir à nos concitoyens, tout au long de leur vie, la possibilité d’un habitat adapté à leurs besoins et ressources. Il manque aujourd’hui en France 800 000 logements, dont 500 000 logements sociaux, et, à ce titre, le respect de la loi Solidarité et Renouvellement Urbain est essentiel.

Il faut privilégier la constitution de quartiers intégrant les fonctions nécessaires à l’équilibre du bien vivre : la ville de demain doit offrir à l’échelle du piéton, le travail, le logement et le loisir.

Dès maintenant, les emplois, les commerces, les services, l’habitat, sans oublier les centres commerciaux devenus de nouveaux lieux de convivialité, doivent être reliés entre eux par un ensemble de réseaux de transports en commun et des circulations douces permettant une desserte satisfaisante de l’agglomération et de ses périphéries.
La maîtrise foncière publique et volontaire reste la condition indispensable à la réalisation de ces objectifs.

Des villes plus respectueuses de l’environnement et des générations futures

Pour limiter l’étalement urbain et préserver les ressources naturelles, préférons la ville compacte !
Sanctuarisons les espaces naturels existant entre les zones urbanisées pour protéger les agglomérations.
Encourageons des formes d’habitat plus cohérentes avec le développement durable et permettant de satisfaire les aspirations de nos concitoyens en matière de nouveaux modes de vie.
Développons l’écologie urbaine.
Soutenons l’innovation en matière d’utilisation des matériaux et de conception architecturale, puisque c’est dans la matière grise que se trouve le premier gisement d’économies d’énergie.
N’écartons pas les opérations de réhabilitation des quartiers et des bâtiments existants plutôt que leurs destructions violentes ; privilégions la préservation du lien social.

Des villes plus belles et plus conviviales

Les villes doivent être la fierté de leurs habitants. Pour qu’elles le deviennent ou qu’elles le demeurent, les architectes souhaitent promouvoir une architecture du quotidien, de l’audace et de l’art de vivre.

Maires, Citoyens, 80 % des Français vivent aujourd’hui en milieu urbain.

En mettant à votre service leurs réflexions, leur savoir-faire et leur enthousiasme, les architectes proposent que la culture architecturale soit présente et vivante dans chaque débat organisé autour des opérations d’aménagement de votre territoire.

La France d’aujourd’hui a besoin d’architectures pour produire du lien et du lieu, pour articuler la ville d’hier avec celle de demain.



Bravo !

Félicitation ! Excellente initiative !

Philippe GISCLARD
Architecte Urbaniste de l'Etat
Architecte des Bâtiments de France

Posté par Philippe GISCLARD le 13-02-2008 12:14

Réaction très favorable du Ministère du développement durable

Ghislain Gomart, conseiller technique au cabinet du Ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Améngament Durables, nous fait part de sa réaction très favorable à la publication de ce manifeste !
Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 13-02-2008 12:18

Je ne partage pas la philosophie de ce manifeste

Je reçois votre projet de texte pour le journal "Le Monde" et je souhaite réagir:

* de qui émane ce manifeste, qui l'a rédigé? Car même s'il semble vouloir être consensuel, je ne partage pas (comme d'autres sûrement) certains des points cités!
* le nombre de logements nécessaires: pourquoi 500.000 logements sociaux? Est-ce là une vision de la société mise en avant, ou bien parlez-vous alors de logements en accession? Ce n'est pas la même chose, pas la même société qui se profile devant... et les architectes devraient se méfierun peu plus de ces chiffres livrés par certains politiques!
* les centres commerciaux lieux de convivialité (!): Non! La convivialité, c'est le commerce dans la ville, pas les centres commerciaux!
* qu'appelez-vous "ville compacte", à quelle forme urbaine cela se réfère-t-il?... et comment mobiliser les habitants sur une description aussi vague! Derrière ce terme on peut aussi mettre des tours, des barres...
* architecture du quotidien, _de l'audace_, ... Que voulez-vous dire? Vous n'êtes pas sans connaitre le récent débat autour de l'équerre d'argent! Avez-vous pris parti?

Vous voyez combien pose de questions un texte comme celui-ci... et combien il est moins neutre qu'il n'y parait! Pourquoi ne pas l'avoir soumis aux architectes avant de le publier en leur nom? Même dans une profession de taille réduite, nous n'arrivons pas à pratiquer une quelconque démocratie! Je le regrette, et il me semble que ce texte méritait dêtre réécrit. Pour ma part, je ne partage pas sa philosophie.

Cordialement
Luc DUPONT, architecte
http://www.paris-pekin.eu

Posté par Luc DUPONT le 13-02-2008 12:22

Oui ,mais avec des architectes formés!

Ce manifeste est une superbe initiative, mais on voudrait d'abord que nos architectes soient formés à construire écologique! Je viens de faire agrandir ma maison, l'architecte a "oublié" tout simplement l'isolation d'un plancher . Il paraît qu'il n'y a pas de formation aux matériaux écologiques et à l'isolation dans les écoles d'architecture. J'ai organisé l'an dernier un voyage à Freiburg , l'écocité de référence. Mes amis architectes en rêvent.Et nous, nous attendons pour nos villes des architectes uranistes formés. On vous suivra!
Posté par Le Bars Michèle le 15-02-2008 10:10

soutien à votre démarche

Mesdames et Messieurs les représentants de l’Ordre des Architectes,

 Je souhaite témoigner de mon profond soutien à votre démarche, considérant que vous êtes des acteurs essentiels de l’urbanisation des villes françaises.

 Oui, « l’architecture peut donner le bon exemple », en particulier aux élus locaux, pour concevoir un nouveau « mode de ville », dont les déclinaisons sont la solidarité grâce à la promotion de la mixité sociale, l’exigence environnementale pour assurer un développement durable, mais aussi l’art de vivre et l’audace architecturale.

 Je suis persuadée que l’urbanisme et l’architecture entrent dans une nouvelle ère. Aussi, j’entends bien défendre une nouvelle vision de l’urbanisme à Clermont-Ferrand, où je dénonce quotidiennement le bétonnage et la densification à outrance, au détriment du sacrifice des espaces verts et de détente, où je promeus le logement social individuel et des normes de construction intégrant les normes environnementales, où je m’engage de faire du centre-ville, non plus un cœur de pierre, mais un cœur de vie grâce au projet de réaménagement des cinq hectares desquels déménagera prochainement l’Hôtel Dieu, en étroite concertation avec les Clermontois qui seront consultés par un referendum local.

Je ferai en sorte, avec vous, que l’architecture donne l’exemple à Clermont-Ferrand pour en faire une capitale de la très haute qualité de vie.

Cordialement,

Anne COURTILLÉ
Conseiller Régional d’Auvergne
Candidate (UMP) aux élections municipales à Clermont-Ferrand

Posté par COURTILLE le 15-02-2008 15:42

André Rossinot, maire de Nancy : "le retour nécessaire vers la ville compacte"

André Rossinot, maire de Nancy, président de la Fédération national des Agences d'urbanisme et du Comité d'orientation du Certu nous écrit pour réagir au Manifeste.

Il juge nécessaire le retour à "une ville plus compacte", qui "ouvre simultanément les portes de nouveaux rapports entre ville et nature, de partage de l'espace, de densité et formes urbaines, de liens social et d'ambiance partagée".

Il souhaite "voir les architectes davantage présents dans l'élaboration des documents d'urbanisme locaux (PLU) et territoriaux (SCOT) car la profession est trop absente de ces enjeux majeurs".

>> Lire l'intégralité de la lettre d'André Rossinot

Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 18-02-2008 11:40

Réponse de Michel Delebarre "une position dont je partage les termes et l'ambition"

Michel Delebarre, ancien ministre d'Etat et député Maire de Dunkerque nous adresse les commentaires suivants au Manifeste pour les villes :
"Sur bien des points je partage votre approche des enjeux urbains et, en particulier, votre position face aux effets néfastes de l'étalement urbain. Peut-être aurais-je insisté plus nettement sur certains aspects de développement durable au-delà de ceux que vous évoquez, sur l'exigence de maîtrise foncière que suppose l'approche que vous suggérez ou sur l'importance de la mixité sociale. Mais ce ne seraient que quelques ajouts à une position dont je partage les termes et l'ambition."
Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 18-02-2008 11:17

Gilbert Meyer, maire de Colmar, "la place prépondérante de l'architecture et l'urbanisme dans la Cité"

Gilbert Meyer, maire de Colmar, réagit au Manifeste :
"Je ne puis que souscrire aux termes de ce "Manifeste" qui rappelle la place prépondérante de l'architecture et l'urbanisme dans la Cité.
L'architecture est certes immuable comme les contraintes naturelles auxquelles elle est soumise. Mais l'architecture est aussi changeante parce que la façon de concevoir la fonction d'un ouvrage évolue aussi avec les choix politiques."
Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 18-02-2008 11:29

Dominique Riquet, maire de Valenciennes : "Un excellent guide pour l'ensemble des maires"

Dominique Riquet, maire de Valenciennes et conseiller régional Nord - Pas-de-Calais nous adresse sa réaction :
"J'ai lu le "Manifeste pour les villes" de l'Ordre des architectes, j'ai peu de commentaires à faire  car il n'y a rien à y redire.
L'ensemble des grandes lignes qui doivent guider le programme d'un maire sont là, retrouvées à l'exception des services à la population qui, il est vrai, ne sont pas directement de votre ordre.
Pour le reste, il n'y a strictement rien à rajouter entre la ville solidaire, durable, belle et conviviale.
Le programme que vous avez défini peut paraître un excellent fil guide pour l'ensemble des maires."
Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 18-02-2008 11:36

Réaction de Xavier Darcos

Xavier Darcos, ministre de l'Education national a écrit à l'Ordre des architectes pour signaler son intérêt pour le Manifeste pour les villes.
Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 19-02-2008 15:29

Alain Juppé : Bravo pour votre Manifeste

Réaction d'Alain Juppé, maire de Bordeaux :
"Bravo pour votre "Manifeste pour les villes",

Si je reprends vos propres termes : identité, culture, histoire collective, patrimoine, nation... ils dessinent l'histoire de la vieille Europe et de nos vieilles villes. Ils disent aussi sa fragilité. Les coeurs historiques représentent en France 4% du patrimoine bâti. Mais de quelle richesse sont-ils porteurs ! Alors protégeons-les sans les muséifier. Et pour cela ouvrons un débat sur ce qui doit être conservé, tout en sachant que nos convictions d'aujourd'hui ne seront sans doute pas celles de nos petits enfants.

"Le monde hésite entre sa beauté et son désastre" ? Choisissons la beauté (quel retour pour un mot qui n'avait plus guère droit de séjour) même si je préfère dire "choisissons la culture plutôt  que la barbarie".
Et pour cela agissons : oui la ville doit rester synonyme de densité, permettant ainsi d'éviter les suréquipements automobiles, le gaspillage du foncier, la disparition des espaces naturels, les trajets chronophages et surtout - sans doute le pire - l'isolement des citoyens avec son corollaire le plus visible : la perte du sens de la solidarité et de l'intérêt public.

Oui, j'espère  que les expériences d'éco-quartiers sont la réponse de demain : parce qu'il faut économiser nos ressources pour protéger la planète, parce que la vie en ville doit rester, ou redevenir, amicale parce que nous avons tous envie de voir nos enfants jouer dans la rue ou se déplacer sans risque. Et, à Bordeaux , le 1er éco-quartier, la Berge du lac, sortira de terre en 2010, et le second, Bastide-Niel, suivra de près.

Oui la ville doit également pouvoir loger dignement tous ses habitants? selon leurs besoins, et veiller à la diversité de l’offre : avec une attention particulière pour les jeunes actifs, qu'il faut savoir garder en ville alors qu'ils s'exilent trop souvent aujourd'hui en périphérie, pour des raisons économiques.

Oui la ville doit également réapprendre ce que signifie proximité. la proximité, c'est avoir une médiathèque ou un gymnase dans son immeuble, imaginer qu'un musée peut se situer au-dessus d'un centre commercial ou avoir son bureau au-dessus des voies ferrées. la proximité c'est aussi le retour des étudiants en centre-ville.
Est-ce un retour en arrière ? L'avenir est-il à la ville d'Amélie Poulain ? Non car cette ville nouvelle doit être aussi la ville de l'énergie et de l'innovation.

Oui les architectes et les urbanistes doivent travailler les deux échelles, la macro et la micro. Et donc, oui, l'architecture d'aujourd'hui doit intégrer tout ce que la recherche peut nous offrir en matière de protection de l'environnement et d'économie de ressources, tout en assurant confort, bien être et fonctionnalité.

 A nous tous d'apprendre à calculer coût global, à nous tus de modifier nos comportements.

A Bordeaux depuis 12 ans, je fais confiance aux architectes mais aussi aux étudiants en architecture porteurs des idées de demain. Agora  Bordeaux, biennale d'architecture, d'urbanisme et de design en est la preuve vivante.

Oui enfin "l'architecture ne peut sauver le monde mais elle eput donner le bon exemple". Votre manifeste le prouve. Bravo.

Alain Juppé"

Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 19-02-2008 17:05

Jean-Marie Rausch : des orientations communes

Jean-Marie Rausch, maire de Metz nous adresse cette réaction :
"Je vous remercie de cette information et de ce texte dont j'ai pris connaissance avec beaucoup d'intérêt. Il rejoint, sous de nombreux aspects,  les orientations et les mesures que nous mettons en oeuvre désormais dans nos opérations d'aménagement et dans le PLU."
Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 20-02-2008 12:31

Pour des villes solidaires, écologiques et démocratiques

Pour des villes solidaires, écologiques et démocratiques

En réponse à votre envoi du « manifeste pour les villes » publié par l’ordre des architectes, j’ai le plaisir de vous exprimer au nom de l’équipe « unis et solidaires », la gauche avec Gilles Demailly, candidate aux élections municipales en mars prochain à Amiens, tout l’intérêt que nous portons à votre démarche qui rejoint largement notre projet municipal accessible sur www.amiens2008.fr.
Notre réaction que vous pouvez publier reprend ci-après des extraits de notre projet resitués par rapport à votre manifeste.

Nous voulons une ville solidaire, écologique, démocratique, ouverte sur le monde. Nous avons le sentiment que les amiénois souhaitent trouver les moyens de vivre mieux pour eux-mêmes et de mieux vivre ensemble. Comme vous l’affirmez, il revient aux élus de « rebâtir des villes qui réconcilient », de maîtriser l’urbanisation pour qu’elle ne « condamne pas le citoyen à un isolement accru » et de retrouver des « lieux de mixité sociale ». C’est vrai que dans la ville « se construisent chaque jour notre identité et notre culture ». Nous sommes convaincus que la vitalité d’une cité et son développement sont liés à l’énergie et à la créativité des femmes et des hommes qui y résident et y travaillent et à leur désir d’être ensemble, de forger un destin collectif.
C’est pourquoi notre politique repose sur la solidarité, la révolution écologique et le renouveau démocratique.

« Une ville plus solidaire »

La ville d’Amiens s’est développée de façon éparpillée sans parvenir à générer d’unité urbaine. Certains quartiers sont devenus des lieux de relégation sociale. 7000 à 8000 demandes de logements sociaux restent insatisfaites. Les prix des loyers et des terrains s’envolent, contraignant de nombreux ménages à s’installer à l’extérieur de la ville. Le grand retard dans les transports en commun pénalise les habitants les plus dépendants de ce mode de déplacement.
Il faut renouer la solidarité entre les territoires de la ville, réintégrer dans la ville des catégories qui se sentent exclues de l’espace urbain et rejetées sur le plan culturel. La diversité des cultures qui coexistent à Amiens constitue une chance d’enrichissement mutuel et un vecteur d’ouverture au monde et de rayonnement international.
Nous voulons repenser l’espace urbain avec les priorités suivantes :
-renforcer la production de logements et faire face à la pénurie de logements sociaux. Cela suppose une politique foncière hardie et le refus de toute destruction de logements HLM qui ne serait pas compensée au préalable par une reconstruction.
-rééquilibrer les quartiers : il s ‘agit de désenclaver, de mailler, d’articuler, de rénover ou de construire des places conviviales, des lieux de rencontres et d’échanges.
-irriguer la ville par les transports en commun dans une logique de mobilité pour tous.

« Une ville plus respectueuse de l’environnement et des générations futures »

Nous voulons une révolution écologique qui doit contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, se traduire par une meilleure qualité de vie des amiénois, réduire les dépenses inutiles des collectivités et les charges des ménages liées à l’habitation et aux déplacements, en particulier pour les plus pauvres.
Cette révolution concernera tous les aspects de la vie, du geste individuel aux choix cruciaux d’aménagement : arrêt de l’étalement urbain, promotion de modes de transport moins polluants et plus économes en énergie, tri plus efficace des déchets, maîtrise de l’énergie dans les bâtiments publics et les logements, maîtrise de l’eau de pluie, limitation des nuisances.
L’intermodalité entre les différents modes de transport complémentaires doit être facilitée pour limiter l’usage individuel de l’automobile et rendre la ville plus pratique pour les amiénois et plus attractive. Cette approche imposera également de revoir dans son ensemble la problématique du stationnement.
L’expérimentation et l’exploration de nouvelles techniques seront encouragées pour développer localement des filières économiques alliant formation, production et distribution.

« Une ville plus belle et plus conviviale »

Amiens a besoin d’un renouveau démocratique qui redonne la parole aux citoyens et invente avec les habitants les voies d’un dialogue public dans la proximité. Les choix d’aménagement urbain sont aujourd’hui le fait d’un seul, et l’expression des habitants est seulement tolérée sur des questions d’ordre mineur.
Il conviendra de créer des conseils de quartier, des foyers permanents de débat public, des instances de consultation, pour bâtir avec les amiénois une démocratie réfléchie fondée sur la participation citoyenne et l’écoute de la population, une démocratie ouverte au dialogue critique. L’intelligence collective doit se remettre en marche et la libération de la parole y contribuera fortement. Nous mettrons en valeur le « génie local » et encouragerons tout ce qui contribue à rassembler les savoir faire.
Nous voulons réconcilier les amiénois avec eux-mêmes, replacer la ville dans sa continuité et permettre à ses habitants de se projeter avec enthousiasme dans le futur.
Nul doute qu’ainsi les élus et les habitants sauront, avec les professionnels, construire ensemble une ville plus belle, adaptée aux modes de vie et aux pratiques quotidiennes et plus facile à vivre pour la population la moins aisée.

Puissent les architectes et autres professionnels contribuer à leur niveau à cet effort d’intelligence collective et de cohésion sociale dans la production de la ville de demain.

Posté par Gilles Demailly ( Citoyen — 80000 Amiens ) le 22-02-2008 16:45

A propos du Manifeste : lettre de Pierre-Christophe Baguet aux architectes de Boulogne-Billancourt

Lettre aux architectes de Boulogne-Billancourt

 

Chère Madame, Cher Monsieur,

 

J’ai pris connaissance du « Manifeste pour les villes » publié récemment par l’Ordre des architectes. Aussi, je tenais à vous informer que le projet présenté par mon équipe pour les prochaines élections municipales à Boulogne-Billancourt est en pleine cohérence avec les thématiques développées (cliquez ici : http://umpboulogne.blogs.com/municipales2008/files/PROJET.pdf).

 

Nos cinq axes majeurs, « une ville plus dynamique, plus belle, plus humaine, plus sûre et plus à l’écoute des siens » correspondent pleinement au souhait de l’Ordre pour des villes « solidaires, innovantes et belles ». Vous le savez, j’ai accompli avec M. Fourcade durant le mandat 1995-2001 la réalisation du centre-ville, réussite reconnue par tous. C’est un bel exemple de ce que doit offrir la ville de demain selon l’Ordre : « logement, travail et loisir à l’échelle du piéton ».

 

La question de l’aménagement de notre ville est depuis toujours au cœur de mes préoccupations.

 

Parmi nos 100 propositions, plusieurs déclinent les différents points abordés dans le Manifeste : 

- « Offrir à nos concitoyens un habitat adapté à leurs besoins tout au long de leur vie ». Un toit et un emploi pour tous, c’est mon objectif : proposition n°20 : bail précaire pour les jeunes, n°69 : logements pour grandes familles, n°70 : atteindre les objectifs de la loi SRU, n°71 : médiateur en logement social, etc.

- « Les emplois, les commerces, les services, l’habitat, doivent être reliés par un ensemble de  réseaux de transports en commun et des circulations douces ». L’amélioration des équipements de transports dans le Sud est l’une de nos principales priorités pour le prochain mandat : Proposition n°2 : boucle de métro au Sud, n°36 : enfouissement de la N118 et aménagement de la Route de la Reine, n°56, parkings en sous-sols, n°57 : amélioration des déplacements Nord/Sud, etc…

- « Des villes plus respectueuses de l’environnement ». La Charte Municipale du Développement Durable (proposition n°6) et l’Audit énergétique des bâtiments publics (n°17) seront un premier pas nécessaire. Nous irons au-delà des simples labels type « HQE », défendus par tout le monde à tort et à travers, alors qu’ils « manquent cruellement d’ambition », comme l’a clairement écrit votre collègue Françoise-Hélène Jourda, dans son rapport au ministre à l’occasion du Grenelle de l’environnement.

 

Enfin, je sais que Boulogne-Billancourt est une des villes de France, après Paris, qui compte le plus grand nombre d’architectes au regard du nombre d’habitants. J’aurai à cœur de faire profiter les Boulonnais de cette richesse et de cette créativité ; c’est la cohérence du projet de ville qui compte avant tout et non l’accumulation de signatures de « stars » internationales, comme cela se pratique aujourd’hui sur les terrains Renault.

 

Restant à votre entière disposition, je vous prie d’agréer, Chère Madame, Cher Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Pierre-Christophe BAGUET
Député de Boulogne-Billancourt
Candidat aux élections municipales

Posté par Equipe de Pierre-Christophe BAGUET le 04-03-2008 10:56