LA TOUR HAUT & BAS : COHABITER N'EST PAS STRATIFIER
Posté par
mprima
le
11-04-2007 15:15
En réponse à Plus de logements, moins d’étalement urbain : le défi de la région IDF
Bien d'accord avec vous Demichelis ! (a bas les tours)
Et vous vous dites apparemment simple citoyen.
Mais vous en savez plus en tant qu'habitant, donc expérimenté, - comme quoi la participation, si on écoute... - que beaucoup de confrères dressant leurs perspectives de verre et d'acier habiles dans des salons feutrés. La mémoire est si courte quand le mal n'est plus sous votre fenêtre...
Qand on pense architecture igh (immeuble grande hauteur) réussie, on pense à New York, Manhattan, éventuellement la Défense... Rarement évidemment aux zup des années 70 ou avant.
Or comme vous le remarquez justement, concentration d'espace impose concentration de routes, d'accès, de commerces, de moyens. Bref toute l'américanisation du paysage imposée à notre structure urbaine historique, issue du Moyen-âge puis de la renaissance, fondée sur des centres et des places, lesquelles n'existent plus en tant que telles dans ce nouvel urbanisme superroutier pétri d'esplanades désertes, de zones délaissées, de "centres" artificiels, pacemakers de consommation et d'alimentation.
Et au final, ne vivent à peu près bien dans ce genre de quartiers igh, que les quartiers (voir plus haut ceux cités..) dont le revenu par habitant autorise la débauche nécessaire et vitale d'équipements, de services, de divertissements (pour retrouver l'évasion du "jardin naturel" devenu absent..) et de police bien entendu...
Ainsi, à part le temps - dont on ne sait plus disposer semble t-il - rien ne pourra permettre de ne pas répéter les erreurs de ségrégation des constructions grande hauteur du passé, car même si on offrait tous les services aux revenus modestes, il faudrait outre les financer, qu'ils puissent se les offrir.. or rien n'est plus gratuit qu'un bout de nature, un jardin, une cour que l'on partage avec son voisin.. et dans ces igh, il en faudrait des milliers... Milliers de m² "inutiles" qu'aucun espace vert crotté en bas d'immeuble ne pourra remplacer.
Ainsi on sait bien que vivre à Paris est un paradis pour qui a un bout de terrasse, balcon fleuri, courrette, l'évasion d'un jardin, le sentiment que la terre est proche même de cette immensité bâtie qui s'appelle une mégalopole.
De plus la stratification par étage impose une simplification redoutable de l'architecture (quoiqu'on en dise) qui ne favorise que les étages...supérieurs ou les revenus permettant des travaux modifiant les plans imposés.
Je propose un autre modèle, l'ouverture réaliste à la création citoyenne soit dit en passant, nous sommes en cours de diffusion... http://uni-terre.org
Et vous vous dites apparemment simple citoyen.
Mais vous en savez plus en tant qu'habitant, donc expérimenté, - comme quoi la participation, si on écoute... - que beaucoup de confrères dressant leurs perspectives de verre et d'acier habiles dans des salons feutrés. La mémoire est si courte quand le mal n'est plus sous votre fenêtre...
Qand on pense architecture igh (immeuble grande hauteur) réussie, on pense à New York, Manhattan, éventuellement la Défense... Rarement évidemment aux zup des années 70 ou avant.
Or comme vous le remarquez justement, concentration d'espace impose concentration de routes, d'accès, de commerces, de moyens. Bref toute l'américanisation du paysage imposée à notre structure urbaine historique, issue du Moyen-âge puis de la renaissance, fondée sur des centres et des places, lesquelles n'existent plus en tant que telles dans ce nouvel urbanisme superroutier pétri d'esplanades désertes, de zones délaissées, de "centres" artificiels, pacemakers de consommation et d'alimentation.
Et au final, ne vivent à peu près bien dans ce genre de quartiers igh, que les quartiers (voir plus haut ceux cités..) dont le revenu par habitant autorise la débauche nécessaire et vitale d'équipements, de services, de divertissements (pour retrouver l'évasion du "jardin naturel" devenu absent..) et de police bien entendu...
Ainsi, à part le temps - dont on ne sait plus disposer semble t-il - rien ne pourra permettre de ne pas répéter les erreurs de ségrégation des constructions grande hauteur du passé, car même si on offrait tous les services aux revenus modestes, il faudrait outre les financer, qu'ils puissent se les offrir.. or rien n'est plus gratuit qu'un bout de nature, un jardin, une cour que l'on partage avec son voisin.. et dans ces igh, il en faudrait des milliers... Milliers de m² "inutiles" qu'aucun espace vert crotté en bas d'immeuble ne pourra remplacer.
Ainsi on sait bien que vivre à Paris est un paradis pour qui a un bout de terrasse, balcon fleuri, courrette, l'évasion d'un jardin, le sentiment que la terre est proche même de cette immensité bâtie qui s'appelle une mégalopole.
De plus la stratification par étage impose une simplification redoutable de l'architecture (quoiqu'on en dise) qui ne favorise que les étages...supérieurs ou les revenus permettant des travaux modifiant les plans imposés.
Je propose un autre modèle, l'ouverture réaliste à la création citoyenne soit dit en passant, nous sommes en cours de diffusion... http://uni-terre.org