Les urbanistes proposent un « Projet pour la France urbaine »
7 enjeux prioritaires sont définis : les villes solidaires de leur territoire d’influence, la gouvernance des aires urbaines, le lien entre organisation urbaine et déplacement, les quartiers en crise, les espaces naturels et agricoles comme patrimoine rare, l’habitat et les services diversifiés comme fondement de la mixité urbaine, et l’investissement nécessaire dans la prospective.
Les architectes se réjouissent de cette nouvelle prise de parole dans le débat citoyen, d’autant que les propositions du « Projet pour la France » bien souvent recoupent ou complètent celles d’Architecture 2007. Il en va ainsi lorsque les urbanistes jugent nécessaires l’augmentation de logements pour les personnes aux revenus modestes ou l’élection au suffrage universel d’une instance territoriales compétente pour les politiques urbaines locales. Les urbanistes demandent de réévaluer la part de démolition et de réhabilitation des grands ensembles, là où le projet Architecture 2007 demande que l’équilibre entre « hard » (démolition-reconstruction) et « soft » (réhabilitation) soit conservé ou rétabli. Les urbanistes sont favorables, tout comme les architectes au renforcement des dispositifs de participation des habitants aux projets urbains qui les concernent. Les urbanistes proposent également de privilégier la localisation, la densité spatiale et la mixité sociale, qui sont des objectifs que nous faisons notre, par la réforme de la fiscalité territoriale.
Des propositions originales sont également présentes telle que l’incitation à l’agriculture périurbaine. Ce document se montre d’une manière générale particulièrement attentif aux enjeux de la maîtrise des énergies ainsi qu’au souci de rationaliser et de penser les politiques urbaines dans le temps long.
Pour les architectes, l’urbanisme et l’architecture sont des prolongements de notre environnement « naturel » et ne doivent donc pas être dissociés dans leur approche : à cet égard un urbanisme réussi doit garantir un environnement urbain de qualité, associant qualité architecturale, qualité environnementale et équité sociale dans le traitement des citoyens. Par ailleurs, dans leur démarche de développement durable, les architectes s’engagent à utiliser les mêmes principes de qualité environnementale à l’élaboration de la Ville qu’à la construction des logements.
>> Télécharger le Projet pour la France urbaine du CFDU
>> Le site du CFDU : www.cfdu.org
Juste un avis
Bonjour,
Je ne suis pas du tout architecte, mais j'habite en banlieue de strasbourg et ce que je voie m'effraie grandement. A l'heure ou l'on parle de la crise des banlieues, on en construit de nouvelles (plus petites certes) sans me semble t'il reflechir aux conditions de vie. En effet se construisent des quartiers entiers de résidences en 1,2 ans, mais y inclue t-on des petits commerces, des écoles, des moyens de transports?? Non ce qui obligera les habitants à circuler en voiture pour aller chercher du pain ou mener les enfants à l'école. Pense t'on serieusement à la circulation et aux nuisances sonores et à la pollution ? Est ce que l'urbanisme n'a pas pour mission de concilier cadre de vie et lieu de travail ? On voit fleurir d'un coté des quartiers residentiels et d'un autre des zones commerciales et encore d'un autre coté des zones pour les entreprises et pour aller des unes aux autres et bien on construit des routes des autoroutes...Je caricature un peu. Mais à voir tout ça on se dit que ce n'est pas etonnant que la voiture soit devenue indispensable.
Et l'immeuble social?
Je tiens à vous parler de l'immeuble social, ou du logement social dans les villes. Vous n'êtes pas sans connaître l'architecture haussemanienne, dont le rez de chaussé accueil des commerce ou un logement de gardien, le premier étage un logement pour des classes peux aisées ou un entrepôt pour le commerce, le second l'étage bourgeois, le troisième quatrième et cinquième un étage pour les employés, et le derniers des chambres de bonnes ou des classes très pauvres. Bien que ces immeubles aient fait reflué les classes populaires dans les faubourgs et les périphéries ils avaient au moins un avantage: c'est que toutes les classes s'y cotoyaient. Ce que je propose c'est d'inverser le schéma pour répondre bien entendu aux personne dans la nécessité en faisant 3 ou 4 pour eux. 2 pour les classe moyennes, 1 pour les classes moyennes aisées, et 1 pour le commerce, pour le gardien, ou un subdivisé pour des logements étudiants. l'atout de l'immeuble social est qu'il permet une mixité social, et il limitera la stigmatisation, comme l'ont subis les cités depuis le début du vingtième siècle (car même les HBM en briques rouges étaient, et sont toujours, sujets à cela).
D'autre part cette immeuble social a pour but de fournir un logement à tout le monde, comme le veut le service public. Cette mixité sociale permettera entre autre à ces immeubles permetteront aux collectivités de ne pas les entretenirs uniquement avec des subventions puisque les commerces, les classes moyennes et les classes moyennes aisées paieront un loyer bien entendu plus conséquant ce qui amoindrira l'écart entre les dépenses et les bénéfices (je parle des loyers) fais sur l'immeuble, mais je n'ignore pas que toutes les charges ne pourront pas être supportés par ces classes et que les subventions des collectivités ou de l'Etat resteront nécessaires.
Un autre avantage de ces immeubles et de permmettre un lien social, que ce soit avec le commerce, ou avec le gardien, à l'heure ou les grandes villes occidentales deviennent de plus en plus annonymes. Ce lien social comprend aussi l'acceptation de l'autre, l'autre ne devient plus un inconnnu mais un voisin, la vu de l'autre, de l'inconnu, le fait de le croiser fait diminuer cette appréhension négative, de peur, vis-à-vis de l'inconnu.
Cette mixité au sein de l'immeuble permettrait une mixité au sein du quartier, car si l'école d'à côté n'est plus l'école ou tous les gosses de la cité x vont, mais ceux de l'immeubles, cette appréhension négative disparaîtra.
Alors cette idée nécessite bien entendu une mixité au sein même du quartier, et je ne suis pas dupe d'une vision idyllique de ce fonctionnement en communauté, mais bien d'un fonctionnement citadin qui permet de préserver l'intimité des individus en gardant des liens possibles. Et quand je parle de schéma d'immeuble, je n'entend pas schéma en matière de façade, ou de répartition identique dans tous les immeubles de telles et telles classes à des étages systématiquement les mêmes. D'autre part je suis bien conscient qu'énormement de personnes soient actuellement dans le besoin, mais à prendre des décision à court terme comme nous l'avons suffisament fait ne règle pas sur la durée les problèmes.
Réagissez à cet article