Le maire, l’architecte et l’habitat individuel
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CNOA
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28-12-2007 12:22
Aujourd’hui, le thème de la nécessaire densification des agglomérations urbaines, petites ou grandes, et corrélativement celui de la dénonciation des dégâts engendrés par le mitage des territoires, font l’unanimité parmi les professionnels de l’architecture et de l’urbanisme. Beaucoup de pédagogie reste cependant à faire auprès des particuliers qui sont souvent demandeurs de maisons individuelles isolées, et auprès des maires qui sont confrontés à cette demande. Ces derniers, soit qu’ils ne sont pas assez sensibilisés à ces enjeux, soit qu’ils ne disposent pas, notamment dans les petites villes, des services et des compétences internes, ne savent pas toujours répondre à la demande autrement que par le réflexe du pavillonnaire.
C’est à leur attention que l’Ordre des architectes a publié un document pédagogique simple intitulé « Le maire, l’architecte et l’habitat individuel ». Ce guide est le fruit de la réflexion des architectes sur ce sujet. Il synthétise leur expérience et leurs recherches, et fournit quelques principes – souvent de simple bon sens – qui permettent de décider sereinement, en tenant compte du coût global à moyen et long terme.
Extraits de l’introduction de ce texte :
Téléchargez Le maire, l'architecte et l'habitat individuel (1,1 Mo)
C’est à leur attention que l’Ordre des architectes a publié un document pédagogique simple intitulé « Le maire, l’architecte et l’habitat individuel ». Ce guide est le fruit de la réflexion des architectes sur ce sujet. Il synthétise leur expérience et leurs recherches, et fournit quelques principes – souvent de simple bon sens – qui permettent de décider sereinement, en tenant compte du coût global à moyen et long terme.
Extraits de l’introduction de ce texte :
En France en 2006, 420 000 logements ont été construits dont 230 000 logements individuels (+ de 25% de ceux-ci en lotissement). Seulement 20 % de logements individuels sont groupés, tout le reste ressortant du secteur diffus (record européen). La maison individuelle a consommé à elle seule 97,50% du foncier affecté au logement neuf, soit une moyenne de 900 m² par logement pour l’individuel et 30 m² par logement pour le collectif.
La demande de logements individuels est une réalité à laquelle l’élu a été, est, ou sera confronté. Les choix et décisions doivent concilier les attentes, la vie sociale et la croissance harmonieuse des territoires. Les conséquences d’options maladroites peuvent être lourdes et n’apparaître qu’à long terme, mais l’expérience des professionnels aide à anticiper. La tentation d’une réponse rapide et globale au besoin de logements incite parfois à sortir de l’agglomération quand d’autres solutions existent plus près du centre. Or, la multiplication de la maison individuelle et des zones pavillonnaires, qui sont particulièrement gourmandes en foncier, pose à plus ou moins long terme un problème de pénurie de terrains. Par le mitage du paysage et l’affaiblissement des centre-villes, cette multiplication porte atteinte à l’attractivité des territoires. Au-delà de la seule qualité environnementale des constructions, elle est contraire au principe du développement durable par ses lourdes conséquences sur l’environnement, sur les consommations énergétiques, notamment à travers les transports.
De multiples questions se posent
Comment répondre à la demande d’habitat dans ma commune ? Comment concilier les modes de vie et les aspirations de chacun avec l’intérêt de tous ? En particulier, comment économiser l’espace en préservant l’intimité de chacun ? Où construire ? Comment éviter le gaspillage des terres ? Comment préserver le paysage ? Quels coûts d’entretien ? Quelles infrastructures et quels services ? Quels modes de déplacement ? Quelles énergies ?
Tout projet est original et il est impératif d’examiner les possibilités qui s’offrent pour répondre aux besoins et d’améliorer ainsi la qualité de la prise de décision politique, en fonction des opportunités conjoncturelles, chronologiques tout en préservant les évolutions possibles. Il faut en effet élargir la réflexion avant de passer à la phase opérationnelle en tenant compte de l’identité du territoire concerné et de son évolution souhaitée, non seulement en termes d’habitat, mais aussi d’activité, de services, de loisirs, etc. Il s’agit de penser à l’évolution globale de l’agglomération.
Partir du centre et utiliser d’abord le tissu urbain existant
Il n’existe pas de bonne solution standard et la recherche d’une solution adaptée doit respecter un ordre logique : toujours explorer les possibilités offertes au centre-ville puis dans son prolongement immédiat, avant d’envisager des solutions plus éloignées. C’est dans cet ordre que les élus doivent pouvoir identifier les solutions disponibles et choisir en fonction de la situation concrète et spécifique de leur agglomération (besoins immédiats, possibilités d’implantation, besoins à moyen et long terme…).
La demande de logements individuels est une réalité à laquelle l’élu a été, est, ou sera confronté. Les choix et décisions doivent concilier les attentes, la vie sociale et la croissance harmonieuse des territoires. Les conséquences d’options maladroites peuvent être lourdes et n’apparaître qu’à long terme, mais l’expérience des professionnels aide à anticiper. La tentation d’une réponse rapide et globale au besoin de logements incite parfois à sortir de l’agglomération quand d’autres solutions existent plus près du centre. Or, la multiplication de la maison individuelle et des zones pavillonnaires, qui sont particulièrement gourmandes en foncier, pose à plus ou moins long terme un problème de pénurie de terrains. Par le mitage du paysage et l’affaiblissement des centre-villes, cette multiplication porte atteinte à l’attractivité des territoires. Au-delà de la seule qualité environnementale des constructions, elle est contraire au principe du développement durable par ses lourdes conséquences sur l’environnement, sur les consommations énergétiques, notamment à travers les transports.
De multiples questions se posent
Comment répondre à la demande d’habitat dans ma commune ? Comment concilier les modes de vie et les aspirations de chacun avec l’intérêt de tous ? En particulier, comment économiser l’espace en préservant l’intimité de chacun ? Où construire ? Comment éviter le gaspillage des terres ? Comment préserver le paysage ? Quels coûts d’entretien ? Quelles infrastructures et quels services ? Quels modes de déplacement ? Quelles énergies ?
Tout projet est original et il est impératif d’examiner les possibilités qui s’offrent pour répondre aux besoins et d’améliorer ainsi la qualité de la prise de décision politique, en fonction des opportunités conjoncturelles, chronologiques tout en préservant les évolutions possibles. Il faut en effet élargir la réflexion avant de passer à la phase opérationnelle en tenant compte de l’identité du territoire concerné et de son évolution souhaitée, non seulement en termes d’habitat, mais aussi d’activité, de services, de loisirs, etc. Il s’agit de penser à l’évolution globale de l’agglomération.
Partir du centre et utiliser d’abord le tissu urbain existant
Il n’existe pas de bonne solution standard et la recherche d’une solution adaptée doit respecter un ordre logique : toujours explorer les possibilités offertes au centre-ville puis dans son prolongement immédiat, avant d’envisager des solutions plus éloignées. C’est dans cet ordre que les élus doivent pouvoir identifier les solutions disponibles et choisir en fonction de la situation concrète et spécifique de leur agglomération (besoins immédiats, possibilités d’implantation, besoins à moyen et long terme…).
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