Le Conseil économique et social de la région IDF veut « Ré-inventer la ville »
Posté par
CNOA
(
Webmaster
—
75015
paris
)
le
20-11-2007 17:03
Le Conseil économique et social de la région Ile-de-France a rendu le 22 mars dernier un rapport intitulé « La densification pour un urbanisme à échelle humaine ». Dans cette région particulièrement sensibilisée à la question de l’étalement urbain ce rapport se penche l’acceptation de la densité par les habitants.
Il part d’un certain nombre de constats de crise :
- que la ville, qui est à l’origine un lieu d’échange en raison de sa structure traditionnelle, constituée d’un centre ville, de rues, d’espaces de vie, perd de plus en plus souvent cette fonction au profit de celle de lieu de transit à cause d’extensions urbaines non contrôlées qui vont à l’encontre de la mixité sociale et créent des coupures dans l’agglomération ;
- que les quartiers (les ‘’morceaux de ville’’) sont souvent dépourvus des équipements collectifs essentiels, comme des services publics ou privés de proximité indispensables au bon équilibre de la vie quotidienne des populations ;
- que l’étalement urbain et le mitage engendrent de sérieuses menaces pour l’ensemble des espaces ouverts, naturels et agricoles, de la région ;
- que l’étalement urbain, qui s’accompagne généralement de l’absence de mixité sociale, contribue à accroître les déséquilibres territoriaux ;
Face au défi du logement particulièrement crucial en IDF, il prône la compacité du logement, une compacité qui « devra se faire tant dans le tissu urbain existant (notamment autour des gares) que dans les villes nouvelles, les villes historiques, les bassins d’emploi périphériques, sans oublier les possibilités encore offertes dans certains bourgs et villages ».
Mais pour que cette compacité soit acceptée, le CESR préconise « la ré-invention de la ville en faisant appel au savoir faire de tous les professionnels concernés, nationaux et internationaux, pour qu’ils recherchent ensemble des configurations urbanistiques et architecturales novatrices et fonctionnelles, utilisant des matériaux de qualité et des techniques nouvelles visant la haute qualité environnementale (HQE) ».
La « qualité architecturale » et celle des espaces publics lui semble un élément clé. Il esquisse une définition de cette qualité architecturale en engageant les concepteurs à « diversifier leurs projets et à les optimiser dans le sens d’une augmentation des surfaces habitables, mais aussi de leur modularité et de leur évolutivité, pour répondre à la diversité des besoins et des modes de vie. Dans cet esprit, il recommande d'optimiser l'utilisation du sous-sol (qui présente l'intérêt de ne pas augmenter la densité "perçue") tant pour le logement (locaux annexes dégageant des m² supplémentaires à l'intérieur des appartements) que pour les activités ou l'espace public. »
La créativité architecturale et les projets et programmes urbains novateurs devraient apparaître à travers des appels à projet et des concours architecturaux. « C’est pourquoi le CESR soutient le souhait du Conseil régional de créer de « nouveaux quartiers urbains » ou « quartiers vitrines » dans lesquels les projets ainsi élaborés seraient expérimentés, développés et portés à la connaissance et au jugement des Franciliens. Le CESR incite le Conseil régional à organiser des appels à projets, à promouvoir financièrement les concours architecturaux et urbanistiques et les aides à l’ingénierie nécessaires à l’émergence de projets urbains novateurs et de grande qualité architecturale et environnementale. »
Plus encore, il souhaite que ces opérations soient « effectuées dans le cadre de la réhabilitation de quartiers dans la zone dense ou au travers d’extensions dans le prolongement de quartiers déjà existants pour expérimenter la « nouvelle ville », créant des « quartiers vitrines » et faire ainsi, par le biais de réalisations concrètes, la démonstration de la volonté des pouvoirs publics d’améliorer réellement et durablement les conditions d’habitation et le cadre de vie et d’aboutir ainsi à une véritable mixité sociale.»
Pour compléter ces actions de sensibilisation, le CESR « souhaite très vivement qu’une importante campagne de communication particulièrement bien ciblée et convaincante soit menée auprès de tous les élus pour qu’ils fassent comprendre à leurs administrés, en utilisant les relais d’opinion, que le but principal de la densification est d’améliorer leurs conditions de vie.»
>> Consulter le rapport sur le site du CESR
Il part d’un certain nombre de constats de crise :
- que la ville, qui est à l’origine un lieu d’échange en raison de sa structure traditionnelle, constituée d’un centre ville, de rues, d’espaces de vie, perd de plus en plus souvent cette fonction au profit de celle de lieu de transit à cause d’extensions urbaines non contrôlées qui vont à l’encontre de la mixité sociale et créent des coupures dans l’agglomération ;
- que les quartiers (les ‘’morceaux de ville’’) sont souvent dépourvus des équipements collectifs essentiels, comme des services publics ou privés de proximité indispensables au bon équilibre de la vie quotidienne des populations ;
- que l’étalement urbain et le mitage engendrent de sérieuses menaces pour l’ensemble des espaces ouverts, naturels et agricoles, de la région ;
- que l’étalement urbain, qui s’accompagne généralement de l’absence de mixité sociale, contribue à accroître les déséquilibres territoriaux ;
Face au défi du logement particulièrement crucial en IDF, il prône la compacité du logement, une compacité qui « devra se faire tant dans le tissu urbain existant (notamment autour des gares) que dans les villes nouvelles, les villes historiques, les bassins d’emploi périphériques, sans oublier les possibilités encore offertes dans certains bourgs et villages ».
Mais pour que cette compacité soit acceptée, le CESR préconise « la ré-invention de la ville en faisant appel au savoir faire de tous les professionnels concernés, nationaux et internationaux, pour qu’ils recherchent ensemble des configurations urbanistiques et architecturales novatrices et fonctionnelles, utilisant des matériaux de qualité et des techniques nouvelles visant la haute qualité environnementale (HQE) ».
La « qualité architecturale » et celle des espaces publics lui semble un élément clé. Il esquisse une définition de cette qualité architecturale en engageant les concepteurs à « diversifier leurs projets et à les optimiser dans le sens d’une augmentation des surfaces habitables, mais aussi de leur modularité et de leur évolutivité, pour répondre à la diversité des besoins et des modes de vie. Dans cet esprit, il recommande d'optimiser l'utilisation du sous-sol (qui présente l'intérêt de ne pas augmenter la densité "perçue") tant pour le logement (locaux annexes dégageant des m² supplémentaires à l'intérieur des appartements) que pour les activités ou l'espace public. »
La créativité architecturale et les projets et programmes urbains novateurs devraient apparaître à travers des appels à projet et des concours architecturaux. « C’est pourquoi le CESR soutient le souhait du Conseil régional de créer de « nouveaux quartiers urbains » ou « quartiers vitrines » dans lesquels les projets ainsi élaborés seraient expérimentés, développés et portés à la connaissance et au jugement des Franciliens. Le CESR incite le Conseil régional à organiser des appels à projets, à promouvoir financièrement les concours architecturaux et urbanistiques et les aides à l’ingénierie nécessaires à l’émergence de projets urbains novateurs et de grande qualité architecturale et environnementale. »
Plus encore, il souhaite que ces opérations soient « effectuées dans le cadre de la réhabilitation de quartiers dans la zone dense ou au travers d’extensions dans le prolongement de quartiers déjà existants pour expérimenter la « nouvelle ville », créant des « quartiers vitrines » et faire ainsi, par le biais de réalisations concrètes, la démonstration de la volonté des pouvoirs publics d’améliorer réellement et durablement les conditions d’habitation et le cadre de vie et d’aboutir ainsi à une véritable mixité sociale.»
Pour compléter ces actions de sensibilisation, le CESR « souhaite très vivement qu’une importante campagne de communication particulièrement bien ciblée et convaincante soit menée auprès de tous les élus pour qu’ils fassent comprendre à leurs administrés, en utilisant les relais d’opinion, que le but principal de la densification est d’améliorer leurs conditions de vie.»
>> Consulter le rapport sur le site du CESR
Aucune réaction à ce sujet
Réagissez à cet article