La ville toujours malade de ses « quartiers » ?
Ces zones, concentrés des maux de notre société, souffrent également de la crise du logement. Le vaste programme de rénovation urbaine lancé par l’ANRU qui vise d’ici 2013 à la démolition et la reconstruction de 250 000 logements et à la réhabilitation de 400 000 autres rencontre elle aussi des critiques : lenteurs des programmes liées à une maîtrise d’ouvrage parfois débordée par la lourdeur ou la complexité des dossiers, renchérissement des travaux lié à la hausse des prix de la construction, retard de paiement de l’agence jugée trop « tatillonne » par Yazid Sabeg, président du comité d'évaluation et de suivi de l'ANRU, etc.
A cela s’ajoute les critiques liées à la pratique de la démolition que certains architectes (comme Philippe Vassal et Anne Lacaton) dénoncent en tant que telle. Ce sentiment d’un nécessaire équilibrage entre la reconstruction et la rénovation ainsi que la préférence donnée à la réhabilitation est largement partagée par les architectes, qui témoignent tous de la noblesse de l’acte de réhabilitation. Celui-ci est, et doit être, un exercice de conception à part entière. Des réussites exemplaires ne manquent pas et devraient être plus valorisés et faire l’objet d’une communication plus large.
Le relogement des habitants occasionnés par les démolitions ne se fait par ailleurs pas toujours selon la règle simple réaffirmée dans nos propositions au Grenelle de l’environnement : créer plus de logements que l’on en détruit, et s’assurer préalablement des conditions du relogement.
Un plan banlieue, promis par Nicolas Sarkozy, est actuellement à l’étude par le ministère du logement. Christine Boutin a promis une politique basée plus sur les besoins des personnes et moins sur la transformation physique des quartiers. Ce peut être une bonne manière de privilégier le « soft » sur le « hard » et la rénovation intelligente sur la démolition spectaculaire. Mais cela ne peut se faire qu’en respectant des objectifs fondamentaux : désenclaver les quartiers en permettant la mobilité, implanter les équipement nécessaires, maîtriser les prix des loyers (comme le rappelle récemment l’association Ville et Banlieue), valoriser le bâti et les espaces publics pour une meilleure qualité de vie.
La France ne peut plus se permettre de désespérer ses quartiers et doit réapprendre à aimer et faire aimer ses villes.
Nous, archis, sommes payés pour construire
Je partage l'avis de l'auteur de cet article ainsi que celui des architectes qui soutiennent que la démolition des immeubles est une erreur.
Aujourd'hui nous savons rénover, modifier, transformer : cela se fait dans les bâtiments du XVeme siècle. Pourquoi pas dans les barres hlm qui souvent ne sont pas si horribles que ce que l'on veut nous faire croire. En effet, souvent elles ont été construites dans un souci d'économie de la construction et souvent les plans de cellules sont améliorables.
Améliorer l'isolation de tels bâtiments est possible. Leur donner une allure élégante aussi grâce aux matériaux de façade que nous trouvons aujourd'hui.
Le truc c'est qu'on a l'impression qu'il est plus facile de débloquer un gros budget pour faire péter une barre que pour rénover. De plus, rénover ne veut pas dire barbouiller : cela commence par repenser le bâtiment à partir du commencement avec l'analyse de ses contraintes actuelles. Il y a un budget à prévoir pour le PROJET.
Sarko et la droite obéissent aux groupe du bâtiment et de la promotion !
Car pour ces gens là c'est plus rentable de faire du neuf ! Voilà tout...
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