Jean-Louis Borloo salue le "Manifeste pour les villes"
Jean-Louis Borloo souligne l'importance d'une grande proximité de travail entre les architectes et son ministère
Il exprime ses attentes liées au groupe de travail issu du Grenelle de l'Environnement sur le développement des éco-quartiers, auquel participe l'Ordre. Il souligne l'importance d'une grande proximité de travail entre les architectes et son ministère, pour relever les défis de l'urbanisme durable.
Extraits de la lettre de Jean-Louis Borloo :
Je salue l'initiative que vous avez prise d'attirer l'attention des maires sur la nécessité d'un développement urbain dense, harmonieux, respectueux de l'environnement et de l'intégrité sociale. Je sais que la plupart des élus partagent vos convictions. Votre plaidoyer les encourage dans la tâche exigeante et complexe qui leur incombe.
Les idées que vous exposez dans ce manifeste correspondent très largement à ma vision des enjeux du développement urbain. Vous le savez, le Grenelle de l'environnement constitue le point de départ d'une nouvelle politique de l'environnement, et en particulier d'une nouvelle conception du développement des villes. Le groupe opérationnel N09 du Grenelle de l'environnement, auquel j'ai souhaité que vous participiez, a précisément pour mission d'impulser le développement d'éco-quartiers, de restaurer la nature en ville, de limiter l'étalement urbain en densifiant la ville, et de promouvoir une conception intégrée de l'aménagement des territoires.
J'attends qu'avec l'ensemble des professionnels de l'urbanisme, du paysage et de la construction, vous puissiez traduire de manière opérationnelle ces objectifs partagés.
Je suis convaincu qu'une grande proximité de travail entre vous et le ministère dont j'ai la charge est absolument nécessaire, si nous voulons relever ensemble les défis d'un urbanisme durable. Vous pouvez compter sur mon engagement en la matière."
la ville et les paysagistes
ANNEXE mais important, permettez que s'illustre la question du paysagiste. Il est bien connu et répété que l'architecte ne tolère le paysagiste dans un débat de conception uniquement pour ses compétences en horticulture...mais pourquoi ne s'agrée t'il pas les compétences d'un ingénieur horticole ?
De fait, les paysagistes sont invités sur la question du végétal tout en étant attendus sur la question du projet avant d'être récupéré sur la question de la communication du projet. C'est ainsi que cela se passe à tant de concours ou de collaborations.
Ce processus est récurrent, et par ce biais certains architectes montrent de plus en plus leurs incapacités à saisir les enjeux de nos villes modernes et surtout le rapport des différentes échelles. Il n'y a qu'à voir ce débat consternant sur des questions de façades "gesticulantes" ou pas, des doubles peaux néothermiques...bref des solutions techni-faschisantes qui n'apportent rien au débat de l'architecture.
L'ordre des architectes ne défend pas les intérêts de l'architecture, c'est sûr en affichant ostensiblement qu'aucun paysagistes ne participera au jury des nouveaux albums des paysagistes. Et non loin, la FFP ne se prend pas en charge pour assurer la défense les compétences de cette profession de paysagiste et n'assume pas sa position d'architecte.
Au final les débats menés à l'ARSENAL ou dans des émissions comme Métropolitain dévalorisent la notion même d'architecture et l'inscrivent dans des mondanités limitantes. Là le patrimoine s'oppose au design novateur..., réduisant alors l'enjeu à des questions d'époques, comme cela se faisait déjà dans les années 70.
La ville n'est plus ?
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