la ville et les paysagistes
En réponse à Jean-Louis Borloo salue le "Manifeste pour les villes"
ANNEXE mais important, permettez que s'illustre la question du paysagiste. Il est bien connu et répété que l'architecte ne tolère le paysagiste dans un débat de conception uniquement pour ses compétences en horticulture...mais pourquoi ne s'agrée t'il pas les compétences d'un ingénieur horticole ?
De fait, les paysagistes sont invités sur la question du végétal tout en étant attendus sur la question du projet avant d'être récupéré sur la question de la communication du projet. C'est ainsi que cela se passe à tant de concours ou de collaborations.
Ce processus est récurrent, et par ce biais certains architectes montrent de plus en plus leurs incapacités à saisir les enjeux de nos villes modernes et surtout le rapport des différentes échelles. Il n'y a qu'à voir ce débat consternant sur des questions de façades "gesticulantes" ou pas, des doubles peaux néothermiques...bref des solutions techni-faschisantes qui n'apportent rien au débat de l'architecture.
L'ordre des architectes ne défend pas les intérêts de l'architecture, c'est sûr en affichant ostensiblement qu'aucun paysagistes ne participera au jury des nouveaux albums des paysagistes. Et non loin, la FFP ne se prend pas en charge pour assurer la défense les compétences de cette profession de paysagiste et n'assume pas sa position d'architecte.
Au final les débats menés à l'ARSENAL ou dans des émissions comme Métropolitain dévalorisent la notion même d'architecture et l'inscrivent dans des mondanités limitantes. Là le patrimoine s'oppose au design novateur..., réduisant alors l'enjeu à des questions d'époques, comme cela se faisait déjà dans les années 70.
La ville n'est plus ?