"HQE et santé" par Denis Dessus
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CNOA
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30-05-2008 17:50
Il est extrêmement intéressant de voir que les problématiques de la construction durable, des matériaux sains, de l'évolutivité et du coût global arrivent enfin dans les programmes hospitaliers.
Il est évident qu'une réussite hospitalière se mesure d'abord selon deux critères : la qualité de vie des patients et de leurs visiteurs, la qualité de vie du personnel soignant et non soignant. Un hôpital bien conçu doit compenser le caractère traumatique d'une hospitalisation. Il doit pour cela générer des ambiances douces et gaies, permettre le maintien d'activités sociales voire professionnelles, permettre un accueil digne des visiteurs, fournir un environnement globalement destressant et rassurant avec une image d'efficacité et de modernité empreinte d'humanité. Le personnel doit quant à lui avoir à sa disposition un outil de travail efficace, avec des circulations courtes, une maintenance simplifiée.
Le volet performance énergétique ne doit pas devenir un critère prédominant, mais il y a là une mine énorme d'économies. Nous connaissons tous ces mastodontes de la santé, même récents, où le confort est obtenu par une sur-technologie lourde, difficile à entretenir et facteur de risques.
Une démarche environnementale utilisant des matériaux sains va limiter les besoins technologiques, donc les risques, limiter les coûts de fonctionnement et cela avec un coût d'investissement limité.
En réponse à l'article du Moniteur "Un référentiel HQE pour les établissements de santé", l'intelligence de conception ne coûte pas cher ! Utiliser la végétation en protection solaire, construire des bâtiments à forte inertie, etc… a un coût moins élevé qu'équiper tout un hôpital d'installations de climatisations ou de rafraîchissement. Certains d'entre-nous conçoivent depuis pas mal de temps de tels établissements.
Denis Dessus est vice-président du Conseil national de l'Ordre des architectes
Il est évident qu'une réussite hospitalière se mesure d'abord selon deux critères : la qualité de vie des patients et de leurs visiteurs, la qualité de vie du personnel soignant et non soignant. Un hôpital bien conçu doit compenser le caractère traumatique d'une hospitalisation. Il doit pour cela générer des ambiances douces et gaies, permettre le maintien d'activités sociales voire professionnelles, permettre un accueil digne des visiteurs, fournir un environnement globalement destressant et rassurant avec une image d'efficacité et de modernité empreinte d'humanité. Le personnel doit quant à lui avoir à sa disposition un outil de travail efficace, avec des circulations courtes, une maintenance simplifiée.
Le volet performance énergétique ne doit pas devenir un critère prédominant, mais il y a là une mine énorme d'économies. Nous connaissons tous ces mastodontes de la santé, même récents, où le confort est obtenu par une sur-technologie lourde, difficile à entretenir et facteur de risques.
Une démarche environnementale utilisant des matériaux sains va limiter les besoins technologiques, donc les risques, limiter les coûts de fonctionnement et cela avec un coût d'investissement limité.
En réponse à l'article du Moniteur "Un référentiel HQE pour les établissements de santé", l'intelligence de conception ne coûte pas cher ! Utiliser la végétation en protection solaire, construire des bâtiments à forte inertie, etc… a un coût moins élevé qu'équiper tout un hôpital d'installations de climatisations ou de rafraîchissement. Certains d'entre-nous conçoivent depuis pas mal de temps de tels établissements.
Denis Dessus est vice-président du Conseil national de l'Ordre des architectes
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