Floraisons de chartes de l’environnement et de la ville durable
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CNOA
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20-11-2007 16:52
Bonne nouvelle : le développement durable devient une priorité à tous les échelons de l’action publique.
A l’échelon national, par la création dans le nouveau gouvernement français d’un ministère de écologie, du développement et de l’aménagement durable que nous avons déjà abordé et sur lequel nous reviendrons.
A l’échelon européen, puisque les architectes peuvent se féliciter de la signature, le 23 mai dernier, par les 27 ministres en charge du développement durable des Etats membres de l’Union européenne de la Charte de Leipzig « sur la ville européenne durable ». Elle reprend en effet des contributions apportées par les représentations professionnelles des architectes de tous les pays européens. La charte fixe des objectifs pour le développement urbain des pays européens, objectifs qui prennent en compte la pluralité des piliers du développement durable (économique, social, culturel et environnemental) ainsi que la diversité historique des centres urbains des villes européennes. Elle se situe ainsi à un niveau stratégique « global ».
A l’échelon communal enfin, grâce à l’initiative de l’Association des Maires de France (AMF) d’élaborer à son tour une « charte de l’environnement ». L’AMF annonce ainsi la publication d’un document qui sera diffusé en novembre prochain lors du salon des maires. Pour réaliser cette charte, l’AMF adopte le principe de se baser sur des réalisations exemplaires comme le quartier d’habitat durable de Saint-Jean-des-Jardins à Châlons-sur-Saône, ou d’autres opérations à Bordeaux ou Dunkerque.
Comme le rappelle le président de l’AMF, Jacques Pélissard, les réponses au risque environnemental doivent d’abord venir du local, véritablement opérationnel, - même si le projet Architecture 2007 rappelle que c’est l’échelon de l’intercommunialité qui est aujourd’hui le meilleur niveau d’intervention et de dialogue pour l’urbanisme.
Par ailleurs approcher la notion de développement durable de la ville par l’observation de réalisations exemplaires est la méthode que prônent les architectes, qui ne cessent de souligner la pluralité des dimensions du « durable » et donc les dangers d’une vision simpliste se limitant à énoncer des normes ou des standards quantitatifs.
Enfin l’on peut apprécier que les élus locaux s’affrontent comme le fait l’AMF « aux deux préjugés qui font obstacle à la cause écologique. Le développement durable serait un luxe que seules les grandes collectivités pourraient s’offrir et ne serait pas économiquement rentable. L’AMF souhaite que ces questions soient appréhendées à moyen et long terme par nos communes et notre pays. Le développement durable est générateur d’emploi donc de ressources et permettra à terme, de réaliser des économies substantielles dans les budgets des politiques locales. »
Deux ans après la publication, en juin 2005, de leur propre « Charte d’engagement en faveur du développement durable », les architectes proposent une vision du développement durable comme une démarche qui ne peut être efficace que si elle est partagée par tous les acteurs concernés. Ils ont donc besoin de la sensibilisation des élus locaux pour élaborer des pratiques de développement urbain durable basées sur la concertation, le dialogue citoyen… et l’audace.
A l’échelon national, par la création dans le nouveau gouvernement français d’un ministère de écologie, du développement et de l’aménagement durable que nous avons déjà abordé et sur lequel nous reviendrons.
A l’échelon européen, puisque les architectes peuvent se féliciter de la signature, le 23 mai dernier, par les 27 ministres en charge du développement durable des Etats membres de l’Union européenne de la Charte de Leipzig « sur la ville européenne durable ». Elle reprend en effet des contributions apportées par les représentations professionnelles des architectes de tous les pays européens. La charte fixe des objectifs pour le développement urbain des pays européens, objectifs qui prennent en compte la pluralité des piliers du développement durable (économique, social, culturel et environnemental) ainsi que la diversité historique des centres urbains des villes européennes. Elle se situe ainsi à un niveau stratégique « global ».
A l’échelon communal enfin, grâce à l’initiative de l’Association des Maires de France (AMF) d’élaborer à son tour une « charte de l’environnement ». L’AMF annonce ainsi la publication d’un document qui sera diffusé en novembre prochain lors du salon des maires. Pour réaliser cette charte, l’AMF adopte le principe de se baser sur des réalisations exemplaires comme le quartier d’habitat durable de Saint-Jean-des-Jardins à Châlons-sur-Saône, ou d’autres opérations à Bordeaux ou Dunkerque.
Comme le rappelle le président de l’AMF, Jacques Pélissard, les réponses au risque environnemental doivent d’abord venir du local, véritablement opérationnel, - même si le projet Architecture 2007 rappelle que c’est l’échelon de l’intercommunialité qui est aujourd’hui le meilleur niveau d’intervention et de dialogue pour l’urbanisme.
Par ailleurs approcher la notion de développement durable de la ville par l’observation de réalisations exemplaires est la méthode que prônent les architectes, qui ne cessent de souligner la pluralité des dimensions du « durable » et donc les dangers d’une vision simpliste se limitant à énoncer des normes ou des standards quantitatifs.
Enfin l’on peut apprécier que les élus locaux s’affrontent comme le fait l’AMF « aux deux préjugés qui font obstacle à la cause écologique. Le développement durable serait un luxe que seules les grandes collectivités pourraient s’offrir et ne serait pas économiquement rentable. L’AMF souhaite que ces questions soient appréhendées à moyen et long terme par nos communes et notre pays. Le développement durable est générateur d’emploi donc de ressources et permettra à terme, de réaliser des économies substantielles dans les budgets des politiques locales. »
Deux ans après la publication, en juin 2005, de leur propre « Charte d’engagement en faveur du développement durable », les architectes proposent une vision du développement durable comme une démarche qui ne peut être efficace que si elle est partagée par tous les acteurs concernés. Ils ont donc besoin de la sensibilisation des élus locaux pour élaborer des pratiques de développement urbain durable basées sur la concertation, le dialogue citoyen… et l’audace.
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