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Comment aider les petites villes à lutter contre l'étalement urbain ?

Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 20-11-2007 17:09


La dernière enquête de l’INSEE nous apprend, comme relevé dans les médias, que les femmes, en France, font de plus en plus d’enfants. Mais elle nous apprend aussi qu’elles les font aussi de plus en plus loin des grandes villes…
En effet, on observe aujourd’hui un mouvement migratoire des populations très net, et qui va en s’accentuant, vers les zones périurbaines et rurales, au détriment des pôles urbains. Ce mouvement est aussi corrélé aux âges de la vies : les jeunes (-25 ans) viennent étudier et travailler dans les grandes villes, mais dès 30 ans le solde s’inverse, puis s’accélère : les plus de 60 ans constitue la tranche d’âge qui connaît le plus grand flux en direction des zones rurales.

Ce mouvement migratoire est dû pour une part au prix des logements qui deviennent plus difficilement supportables à mesure que le ménage s’agrandit ou que les revenus du travail diminuent. Mais il révèle aussi la préférence partagée de l’ensemble des français (cf. notre enquête sur le logement) pour le logement en maison individuelle avec jardin, plutôt qu’en appartement et en milieu urbain.

Mais comment accueillir ces populations, de plus en plus nombreuses ? Ces données posent questions et soulèvent le problème croissant de l’ « étalement urbain ».

La responsabilité des architectes aujourd’hui est de prévenir les conséquences néfastes de constructions en dehors des centres villes, sans projet urbain, gaspillant de l’énergie, mitant le paysage, et faisant exploser les coûts de transport.

Nous insistons donc dans notre projet Architecture 2007 sur la nécessité de donner aux maires des petites et moyennes communes les outils de décision et les argumentaires pour défendre des projets qui soient moins destructeurs de l’environnement et moins coûteux pour la collectivité que les traditionnels lotissements.

Une mitoyenneté intelligemment conçue est ainsi une piste intéressante à suivre et déjà défrichée par nos voisins européens, aux Pays-Bas par exemple.

L’aménagement des sorties d’agglomération pour construire des logements est une autre voie à suivre, alors que les pratiques observées aujourd’hui consistent trop souvent à délaisser ces prolongements de rues en friche pour construire plus loin, en lotissements. Les architectes proposent donc d’assoupir les règles d’urbanisme pour aider et inciter les maires des petites villes à lancer de telles opérations.

L’Ordre donnera bientôt des suites concrètes à ces propositions.


proposition

Les villes s'étalent parcequ'elles n'ont pas de projet. Il y aurait tant à gagner à organiser de véritables concours d'architecture pour les projets urbains des villes et villages !

Malheureusement, en France nous sommes spécialistes des patates colorés dessinées sur une carte par l'administration. Elles font lois mais ceux qui en dessinent les contours ne connaissent rien à la ville ni à l'architecture.


Un concours pour chaque ville de France !!

Posté par HANNOTIN vincent ( Architecte — CH-1006 Lausanne ) le 31-01-2007 16:44

On enfonce les portes ouvertes.....

Cela fait 40 ans que le "mitage" de la campagne c'est accentué autour des villages  et autour des villes .Personne ne s'est préocupé des problèmes d'infrastructures : eaux,routes,gaz,electricité,pollution, écoles,déplacements,travail,approvisionnement,commerces,On a transformer nos campagnes en villes miniatures avec à chaque entrée la"ZONE"artisanale,commerciale,industrielle,comme dans les villes ....!!!! Les maires courent après les constructions pour agrandir leur budget et personne ne chiffre le coup à long terme de chaque implantation....Alors , qui veut réellement changer cela ?...c'est comme partout en France ,il est urgent de ne rien changer !

Posté par Eparvier jean le 05-02-2007 10:55

étalement urbain : à qui la faute??

Je travaile dans un département rural, qui après des décennies de dépeuplement commence à retrouver des nouveaux habitants.
Transormations de POS en PLU, carte communales fleurissent.
En tant que représentant de mon administration, (et architecte de formation...) j'assiste à de nombreuses réunions en communes, et voilà quelques constats : Les administrations freinent systématiquement les élus dans leurs élans un peu fous.

Récemment, dans une commune, j'ai assisté à des propositions visant au doublement de la surface urbanisable en un tour de main contre l'avis de toutes les administrations (DDE, SDAP, DDAS, DDAF)et chambre consulaires (chambre d'agriculture). Pour urbaniser les quelques dizaines d' ha envisagés, rien de mieux que d'aller dans les bois voisins! Loin du village actuel. Outre l'aspect paysager déplorable de ce type d'urbanisation, quid de l'insertion sociale des nouveaux habitants? En lisant les documents du PLU (PADD, etc), on découvre, ô surprise que la surface moyenne envisagée pour chaque parcelle créé sera de 15 ares (alors que dans les lotissements des communes voisines on plafonne à la moitié), avec un taux de rétention des parcelles à urbaniser de 2, considéré comme normal.

Mais alors qui conseille les élus??? Cherchez en zone rurale les cabinets d'urbanistes, d'architectes, de paysagistes... et vous trouverez des ingénieurs en assainissement, des géomètres... L'approche des choses est uniquement technique, en 2D (on ne pense jamais au relief, donc à la 3D). Quant aux simulation en 4D (que sera devenu le paysage dans quelques années), je n'en ai vu qu'une fois en 7 ans!!! Enfin les élus n'ont pas encore compris qu'un PLU est différent d'un POS : les élus ne voient qu'un outil de zonage, sans tenir compte du patrimoine naturel et bâti de leur territoire : les espaces boisés sont inexistants (art L130-1 du CU) et le repérage du patrimoine bâti (art L123-1-7 du CU) est, lorsqu'il est utilisé, fait en dépit du bon sens (pour ne pas froisser cetains administrés, on "oublie" de repérer certains bâtiments remarquables, type château!).

Si l'on veut éviter le mitage des paysages, il faut former les élus qui souvent ont des préoccupations et des raisonnements très basiques : le terrain sera disponible car le père Machin est mort et que les héritiers vont vendre. J'ai rarement entendu des élus ruraux tenir des véritables discours sur l'urbanisme. Quant au règlement écrit des zones ouvertes à l'urbanisation, il est tellement inexistant que cela en devient dramatique dans certaines communes. Donc il n'y a qu'une solution : former et encore former les élus, mais aussi les cabinets d'études, pour que les documents d'urbanismes ne soient plus simplement un simple canevas remplissant les obligations en terme de pièces administratives, sans qu'il y ai pour autant un véritable contenu, avec une vision à long terme (au delà de la fin du mandat de maire!!!). Il est temps de tordre le cou à l'idée que c'est l'administration qui joue à faire du zoning, comme le prétend M. Hanotin dans un des posts précédents. L'administration contient de nombreux architectes en son sein (j'en suis un...), mais aussi des urbanistes et aucun service ne cautionne ce genre de pratique.
Posté par Thierry RUDELLE ( Citoyen — 12000 RODEZ ) le 19-03-2007 10:20

à vous architectes

à vous architectes

je ne suis ni architecte, ni urbaniste mais citoyenne et photographe. le regard que je porte sur votre profession n'est pas joyeux.
Nous sommes en 2007, et il semblerait que depuis les années 50, votre profession n'est pas beaucoup évoluée: toujours la même façon de construire, toujours les mêmes matériaux, et toujours sans reflexion à long terme.
Les élus ne sont pas les seuls responsables, vous devez aussi être de bons conseils. Vous devez être en veille technologique, sociale, créative et environnementale. Or que retrouve-t-on toujours: du béton, de la laine de roche, du PVC, des énergies non renouvelables, et des plans d'urbanismes aux antipodes de la vie sociale, du développement économique, des réductions énergétiques.
Je citerai pour exemple Marne la Vallée où j'ai été franchement atterrée de ce que j'ai pu y photographier: Une ville fantôme, en construction exponentielle, sans aucune réflexion durable où il faut parcourir plusieurs km en voiture pour trouver du pain :-(
Pourquoi devons nous attendre l'irréparable pour y réfléchir? alors que vous savez pertinament (depuis au moins 20 ans) que ca ne peut pas fonctionner, pire que vous participez à la mise en danger de la planéte?
c'est à vous d'agir comme à moi par cet article comme à celui ou celle qui le lit et qui en parlera et agira car nous sommes tous responsables!

Posté par Delphine Gamblin ( Citoyen — 93100 montreuil sous bois ) le 12-04-2007 09:20

A L’ATTENTION DES CITOYENS QUI JUGENT (UN PEU VITE) LEURS ARCHITECTES

A L’ATTENTION DES CITOYENS QUI JUGENT (UN PEU VITE) LEURS ARCHITECTES

A Delphine Gamblin, qui nous dit avoir l’œil triste lorsqu’elle observe notre profession, je répondrai volontiers que n’être ni architecte, ni urbaniste, ne suffit pas à excuser la totale inculture de nos concitoyens dans le domaine de la construction en général…et de l’architecture en particulier !

Mais à trop généraliser on finit par dire des énormités !!! Dire que depuis les années 50 rien n’a changé…( ! )

Le béton, la laine de roche et le PVC font sûrement moins tendance que le bois, le chanvre ou la brique ; mais il serait ridicule de vouloir les bannir systématiquement de toute construction…Derrière les meilleures intentions se cachent parfois de grosses erreurs écologiques… Les menuiseries en bois exotique ont créé des ravages écologiques dans les forêts tropicales…Et il vaut parfois mieux utiliser du béton, plutôt que de faire parcourir des km à des matériaux « écologiques », à grand renforts de camions pollueurs…Le béton induit moins de rejets en carbone que la brique, l’acier trois fois moins que l’aluminium et presque autant que le plastique. Le bois, matériau idéal, ne saura pas satisfaire à toutes les demandes de construction sans mettre en péril la pérennité de nos domaines forestiers.

La meilleure réponse n’est jamais toute prête, elle doit être le fruit d’une réflexion sagement maîtrisée.

J’invite Delphine à habiter dans un logement social des années 50, qui n’était pas pourvu de salles de bains…

Dans un logement des années 60, qui n’avait aucune isolation thermique ; mais un chauffage électrique…

Dans un logement des années 70, qui n’avait pas d’isolation acoustique…ni sur l’intérieur, ni depuis l’extérieur !

Dans un logement des années 80, qui (le pauvre) n’avait pas grand-chose pour lui…

Dans un logement des années 90, où les espaces n’étaient pas adaptés aux PMR et où les vélos se « rangeaient »  encore sur les balcons…

Aucun progrès ? Encore de nombreuses lacunes certes…Les architectes en seraient-ils responsables ?

C’est oublier un peu vite qu’ils ont des clients, des donneurs d’ordres, des décideurs qui n’écoutent pas toujours les « bons conseils » que tout architecte digne de ce nom s’empresse bien évidemment de prodiguer.

C’est oublier un peu vite que de très nombreux bâtiments d’après guerre n’ont pas été conçus par des architectes mais par des ingénieurs ou des grosses entreprises, l’intervention de l’architecte étant bien souvent limitée à un modeste habillage…maquillage dont il faut assumer la responsabilité.

Pour aller plus loin, qui sont les décideurs, maîtres d’ouvrages, investisseurs, promoteurs ou constructeurs, ceux qui refusent systématiquement toute mise en œuvre innovante non couverte par un DTU ?

Quel organisme de contrôle prendra le risque de se mettre à découvert face à son maître d’ouvrage pour aider un maître d’œuvre, architecte téméraire et inventif ?

Nos élus ne sont peut-être effectivement pas les seuls responsables de cette situation (on peut effectivement mettre en cause les promoteurs ou les propriétaires qui spéculent…entre autres ! ) ; il ne s’agit que de l’intérêt personnel de quelques nantis…Pour qui le développement durable n’a de sens que pour leur compte en banque…

Quel propriétaire ne cherchera pas la surenchère pour vendre son bien infiniment plus cher qu’il ne l’a acheté afin d’en tirer le profit maximum ?

Savez-vous qu’aujourd’hui, le prix moyen du m² de terrain est voisin de 1000 €, le m² de construction oscille entre 1000 et 1500 € suivant la qualité et le standing…Le prix de vente passe pour ce qui le concerne à plus de 4500 € dans bien des cas…Il n’y a pas de limites !!! Cherchez l’erreur…

Parmi les trois chiffres cités, un seul est en baisse constante depuis des années : le coût de construction (ramené à valeur d’époque…bien entendu).

Les lois, normes ou règlementations sont les seules limites qui arrêtent nos maîtres d’ouvrages dans leur course effrénée aux économies… Le seul curseur sur lequel on essaye d’agir est le coût de construction ! Le terrain est trop spéculatif pour oser négocier et la demande en logement trop pressante pour prendre le temps de faire baisser le prix de vente exorbitant qui nourrit les fonds de pension…

Bientôt, le prix du foncier sera prédominant face au coût de construction. Déjà aujourd’hui, l’endettement des ménages s’étale sur 30, 35 ans, bientôt 50 et plus !!!

Compte tenu du prix des terrains, les financiers cherchent à rentabiliser à l’extrême, sacrifiant tout ce qui génère du risque.

Les locaux commerciaux sont difficiles à rentabiliser ? On n’en fait pas !!! Tant pis si il faut faire des km pour son pain ! Les PLU et autres règlements d’urbanisme vont du reste le plus souvent dans ce sens.

Où est le pouvoir de l’Architecte dans tout ça ?

Et le citoyen ? Lorsqu’il a la chance de vivre dans un quartier pourvu de commerces de proximité, pourquoi les délaisse-t-il pour leur préférer les courses en troupeau dans un grand centre commercial le Samedi ? N’est-il pas, lui aussi, responsable de la situation actuelle ?

On pourra toujours vous édifier des logements labellisés HQE, à consommation d’énergie réduite…comme votre voiture vendue pour 6 L au cents et que vous faites tourner à 8 !!! Si l’utilisation que vous en faites n’est pas citoyenne, vous dépenserez toujours plus d’énergie, produirez toujours plus de déchets…

Rien ne vous oblige, même dans l’état actuel des choses, à utiliser votre voiture pour faire 500 m, à chauffer votre logement à 20 °C, à maintenir vos appareils électriques en veille, à laisser couler l’eau inutilement…

Que les citoyens, qui ont pris l’habitude d’être assistés pour tout, désinvestis à un point tel qu’ils n’assument plus la moindre responsabilité ; mais la rejette sur tout un panel de boucs émissaires (les étrangers pour le chômage et l’insécurité, l’Europe pour la vie chère, la Chine pour le réchauffement de la planète, les voisins pour le bruit et pourquoi pas les Architectes pour la mauvaise qualité de leur environnement !!!) commencent donc par se prendre en charge, à s’investir dans leur avenir et soient des acteurs responsables en abandonnant la facilité d’une vie ou la surconsommation n’est jamais la notre mais celle des autres !

Lorsque je lis votre article, je n’ai qu’une seule envie, vous crier de vous prendre en mains et d’exiger des logements de meilleure qualité (donc plus chers évidemment, il faudra bien l’assumer…), de refuser d’acheter tous ces logements médiocres…(là, c’est la demande qui crée l’offre, pas l’inverse ! )

J’ai envie de vous dire : OUI ! Votre ville fantôme en construction exponentielle est sans réflexion durable…

Mais la réflexion n’appartient qu’à ceux qui ont le pouvoir de décider.

Quels hommes ou femmes politiques ont eu le courage de se prononcer sur l’avenir de l’urbanisme et de l’architecture ? Quels sont ceux qui ont répondu à nos questions, non pas superficiellement ; mais dans le fond ? Qui est allé plus loin que d’esquisser de pitoyables banalités très générales ? La présente période électorale serait pourtant propice à ce genre d’exercice où l’on brosse de « vrais » grands projets de société…

Mais sans architecture et sans urbanisme…à priori !

Il est très urgent, pour nos hommes politiques, de légiférer afin d’imposer une réhabilitation HQE de tous les logements anciens mis en vente, obtenir que tous les logements ne consomment pas plus de 50 kWh/m²/an comme le préconise Olivier SIDLER (ENERTECH). Sachez que la France est très en retard dans ce domaine, face à la Suisse (label Minergie à 42kWh/m²/an) et surtout l’Allemagne (label Passivhaus à 15kWh/m²/an), l'Autriche, la Finlande ou la Suède...

De même nos politiques locaux (y compris dans les milieux ruraux où les préoccupations « écolos » ressemblent souvent à un gadget bureaucratique) doivent prendre conscience, dans l’élaboration de leurs plans locaux d’urbanisme, de l’importance d’une vision globale, plus large que celle de l’intérêt particulier d’une commune, si ce n’est d’une personne, pour mettre en place une politique de développement durable et sage, luttant contre le « mitage » de notre territoire, sans plan de déplacement, sans vision sur la qualité de vie.

Pensez-vous que les « jolis » petits lotissements en périphérie des banlieues ou même que les « belles » villas de constructeurs (celles avec les colonnes et les arcs qui vont bien) perdues dans la nature procèdent d’une réflexion durable ? Bucoliques, peut-être ( ! ), mais il faut encore plus de km pour aller chercher son pain et même travailler. Les transports en communs y sont inexistants ou totalement inadaptés.

Non, l’avenir est « urbain » (au sens le plus large), sans aucun doute possible, dans une approche sensée de la mixité des fonctions, des usages et de la population et une limitation volontariste des déplacements, mais y êtes-vous prêts ?

En attendant ce monde meilleur, j’invite Delphine Gamblin, ainsi que quiconque le souhaiterait, à venir partager 1 semaine, voire 1 mois ou 2 de la vie professionnelle d’un architecte, afin de mieux se rendre compte de l’étendue de ses « pouvoirs », de l’évolution de la profession et de leur implication réelle et profonde dans le développement durable.

Un grand bravo à Thierry Rudelle pour son article exemplaire..

Posté par Eric Pierron ( Architecte — 69300 CALUIRE & CUIRE ) le 18-04-2007 14:47

Une vision bien étroite

Juste un commentaire d'un jeune urbaniste à peine sorti de la fac...

Je dois dire que je suis assez choqué de l'étroitesse de la conversation et ça ne m'étonne pas que l'étalement urbain continue encore et toujours et que l'on arrive pas à l'organiser quand je lis ce genre de discours.

D'une part, je pense que opposer les acteurs de la ville en se disant "c'est de la faute l'ingénieur qui n'a pas de gout, c'est la faute à l'élu qui est assoiffé d'urbanisation, c'est à la faute à la DDE....etc alors que si on nous avait laissé faire, ça serait juste parfait".

Ce genre de réponse assez puérile repose des visions corporatistes de la part de certaines catégorie et notamment des architectes.

NON, la ville ne se fera pas sans les architectes, on est tous d'accord. OUI, d'autre catégories et disciplines on aussi leur mot à dire, notamment parce que la ville est devenu trop complexe pour q'une discipline puisse se l'approprier.

Je pense personnellement que le problème actuel est la confusion des échelles et la discusion le montre très clairement. On nous dit, "la ville s'étale parce qu'il n'y a pas de projet". Je suis entièrement d'accord. Je lis ensuite "il faut un projet d'architecture pour chacque ville" et là par contre, je me dit qu'on a mis la charrue avant les boeufs. Il s'agit peut etre d'une question de vocabulaire, mais je pense qu'avant de se poser la question du projet d'architecture, qui est l'échelle la plus petite de l'urbanisme, il convient d'abord de se poser la question du projet de ville: Quelle ville veut-on, messieurs les maires, sur quelle vision d'avenir etes vous prets à vous engager, que voulez vous pour votre territoire ?

On peut continuer a se bagarrer sur des questions de R+2 d'épanelages, pour faire la couverture d'AMC, tant que l'on aura pas répondu à ces questions ça ne servira à rien et les concours d'achi ne serviront qu'à etre ll 'arbre qui cache la foret de l'étalement urbain.

Voilà mon avis sur la question et je regrette vraiment moi qui travaille sur la croissance urbaine et son corrolaire, l'étalement urbain, je ne trouve que ce genre de discours. je me dis que pendant que nous bagarrons pour nos petites batailles de clochets corpo en se rejetant la faute mutuellement, on avancera pas. La ville bouge, la vie se fait sans les urbanistes (au sens larges du terme: archi, urbanistes, sociologues, géographes, ingénieurs,politologues) car à trop regarder notre nombril, on la laisse à des vendeurs sortis de SUp de CO, qui eux se posent moins de questions.

L'urbaniste ne fera jamais la ville, car c'est un phénomène aussi bien économique, social que culturel, mais on peut quand meme la rendre la plus équitable et juste que possible pour nos enfants

Posté par Mathieu, urbaniste dépassé ( Citoyen — 33400 Bordeaux ) le 13-08-2007 09:56

l'Etalement Urbain est un probléme qui nous dépasse tous!

Permettez moi d'émettre un avis sur cette question d'étalement urbain , je suis architecte urbaniste et je prépare une thése sur ce sujet , mon cas d'étude s'insére dans un contexte trés particulier , celui d'une ville moyenne en algérie.

mes investiguations et mes reflexions me confirment que l'étalement urbain est une dynamique qui nous concerne tous à différents degrés d'intérets parceque nous en  subissons  tous les effets , que nous soyons proffessionnels ou simples citoyens , à chaqu'un sa maniére d'apprécier la question, mais n'oublions pas que nous sommes aussi des acteurs directement  ou  indirectement impliqués dans cette mécanique, que nous finissons tous par déplorer!

aucunes discipline , ni politique n'y viendra à bout pour la simple raison que l'imaginaire collectif de la société , et ses impératives économiques ne peuvent etre assujetis aux bon vouloir d'une quelquonque idéologie urbanistique , architecturale ou écologique, chez nous l'action des masses est plus franches , elle brade toutes les interdictions et s'exprime par des  normes para-reglementaires , le label sociale s'impose dans la conception architectural et urbaine ( l'urbanisation informelle et la typologie de la maison individuelle) ,l'étalement s'opére aussi avec la participation de nos urbanistes  de nos architectes et de nos politiciens (par faute de maitrise des conséquences des aménagements souvent ménés dans l'urgence des crises qui sévissent), l'évolution  de nos villes dépasse nos reflexions et nos actions.

pourquoi donc concentrer le débat sur qui est plus apte à concevoir la ville ? architectes ou urbanistes?

il suffit de comprendre et d'admettre que le citoyen est le principal acteur , utilisateur et concepteur de toutes formes urbaines , il est aussi commanditaires et consommateurs des productions archotecturales, alors si l'étalement urbain continue à gagner en ampleur , c'est aussi parceque les réalisations découlantes  continuent à faire recette aux prés des populations .

 On aura beau  essayer de rechercher des solutions urbaines , des formes d'habitat intermédiaires , des réglements plus contraignants ,on poura toujours essayer de s'incriminer les uns les autres , au bout du compte ,on ne pourra rien faire tant que nos modes de vie ne seront pas modifiés, tant que  nos aspirations individuelles ne cadreront pas avec nos discours professionels

l'étalement urbain dépassera encore nos considérations et nos petites réflexions , pour continuer à porter notre indidualisme sociale ! et nous serons encore là à constater et déplorer ses effets !

qui peut prétendre à des solutions opérationnelles et efficasses?

Posté par Khattabi Latifa le 24-06-2008 10:07