Plus de règles ou plus de dialogue ?
Pas toujours : le Code de l’urbanisme et du logement impose des règles parfois inapplicables. Une meilleure hiérarchisation des normes et une évaluation des futurs dispositifs seraient le moyen d’éviter ce travers. Et pourquoi ne pas favoriser le dialogue en instaurant, avant toute démarche normative, une « clause de rendez-vous » prévoyant une rencontre entre l’architecte et le maître d’ouvrage pour favoriser une approche au « cas par cas »?
Qu'en pensez-vous ?
logement individuel
provisoire
La France, nous toujours les plus !...... , alors comparons avec nos voisins, par exemple, la Suède, le Danemark plus proche l'Allemagne etc..... un deux pièces, un trois pièces, ou la surface d'une chambre voir ses dimensions. Avons-nous en France l'équivalent en logement social ou en accession à la propriété ?
Aussi, l'environement, un debat ou une soumission, les parkings sous les fenêtres, des espaces qui sont verts de peur par le manque de végétation et dont ils pourraient être rendus aux jardins ouvriers ce qui en ferait un paysage convivial.
Il y a bien des sujets à évoquer, qu'il faudrait des generations pour les rendres, les retrouver sur le terrain.
Citoyen, ceci me convient, être libre est sa liberté ainsi contre la globalisation, la normalisation.
La vérité est dans la contradiction, ceux-là se trompent, ceux-là sont les jouets d'une logique étroite, illusoire, qui affirment une thèse sans lui opposer la thèse inverse. (Jean Jaurès - idéalisme et matérialisme dans la conception de l'histoire)
La liberté POLITIQUE de l'individu.....ou la tyrannie institutionnalisent des normes dont les dirgeants ne peuvent s'écarter que temporairement, si, en cas d'urgence ! (Montesquieu)
regles, normes and co ...
Obliger des propriétaires de batiments anciens et solides à faire des travaux d'économie d'énergie pour le locataire suppose d'amputer des revenus locatifs déjà faibles au regard de l'augmentation de l'immobilier ( la carotte n'est pas à la hauteur de l'enjeu et même si tout le monde s'y met l'Etat ne pourra pas faire face à la demande financière) .
L'objectif inavoué n'est-il pas de redistribuer le parc locatif au plus grand nombre et de les remettre au travail sous la pression, non de l'Etat, mais des banques ?
Endetter les gens sur plus de 30 ans sur un parc immobilier récent qui ne tiendra pas aussi longtemps que les batiments de nos anciens , n'est-ce pas un miroir aux alouettes ?
Sommes-nous entrés dans l'ère de l'habitat jetable ?
citoyenneté
Par ignorance culturelle, nos PLU et POS se remplissent de règles qui cherchent à définir le "beau", comme si la beauté pouvait résulter de règles. Ce n'est ni plus ni moins que de l'eugénisme, voué comme tout eugénisme à la décadence et l'autodestruction.
Souvent le citoyen découvre son PLU lorsqu'il désire construire, et il ressent alors un sentiment de despostisme, d'absence de liberté, sans savoir qu'il aurait dû, quelques mois ou quelques années plus tôt, se soucier de se rendre en mairie pour militer contre son approbation.
Je pense qu'un PLU ne devrait pas aborder l'aspect des bâtiments, de même qu'aucune Loi ne se permet de régenter le design des autres objets humains (le marché se charge de le réguler).
Par contre, il serait légitime que les citoyens d'un village, d'un arrondissement, d'une ville, puissent avoir leur mot à dire sur chaque nouvelle construction dans leur commune, puisqu'elle aura un impact direct sur leur cadre de vie pour des décennies. Et que l'accord du permis, uniquement sur la part "aspect", résulte d'un "référendum" publique (oui/ non), ouvert aux inscrits, avec décision finale revenant au conseil municipal.
Bien sûr cela rendra en théorie l'obtention d'un permis plus aléatoire pour nous, les architectes, mais nous aurons aussi plus de liberté en compagnie d'un maître d'ouvrage et d'un maire entreprenants, et les organismes de sondage pourront avoir leur rôle à jouer sur les projets à risques importants. Et en l'absence de participation suffisante au référendum pour dégager une majorité représentative, le maire, qui aura pu être consulté avant dépôt de la demande, sera toujours libre de prendre sa décision en son âme et conscience, ou de relancer une consultation. Mais il lui sera difficile politiquement d'aller à l'encontre des résultats d'un vote massif.
Ainsi naturellement, les villes et villages prendront des orientations petit à petit différentes, reflet de leur population, et l'architecture continuera à être le reflet de la culture d'une communauté, tout en modernité, pour le plus grand plaisir des touristes de tout poil et la fierté de leurs habitants.
Architecture et Ethique
Pour moi, faire construire nécessite la participation de l'homme de l'art qu'est un architecte et l'obligation pour tout permis de faire appel à un architecte devrait être de fait.
Cependant il me semble important que les Conseils Régionaux de l'Ordre des Architectes soient à même de sanctionner en temps réel leurs membres qui sont en infraction avec le règlement intérieur et le code des devoirs, de manière à éviter comme c'est le cas actuellement que des architectes continuent de travailler sans assurance professionnelle depuis plus de deux ans, sans sanction véritable, hormis des mises en demeure qui n(ont pas d'effet.
J'espère que les décrets d'application de la loi autorisant les conseils régionaux à suspendre des architectes pour défaut d'assurance vont paraître sans plus tarder.
à propos de toutes les règles ....
je voudrais rappeler une citation de Fernand Pouillon qui résume bien, à mes yeux, le fait que notre propension à tout réglementer est en fait une compensation de nos échecs ; ayons confiance dans la créativité, le dialogue, et soyons optimistes !
« Les calculs sont une preuve, ils ne seront jamais un moyen. Le premier bâtisseur savait-il compter ? Non. En revanche, il avait un but, une intention, celle de s’abriter. Dans l’écroulement du premier édifice, il y eut le premier échec et sans doute la première inquiétude, le premier calcul. Sanctifier le calcul reviendrait à reconnaître l’échec comme oeuvre originale. » ( Fernand Pouillon, in Mémoires )
Philippe Prinet, Ingénieur Bâtiment
Il oublie souvent qu'il est un intellectuel...
Cette situation est souvent consécutive à cette tendance des architectes à oublier (ou à se faire oublier) qu'ils sont avant tout des intellectuels. En effet en cherchant la "protection" ou les faveurs d'un commanditaire, ils se mettent en situation de faiblesse idéologique. Et partant, ils présentent leur démission de leur responsabilité sociale, technique et esthétique....Donc, je vois qu'une réhabilitation s'impose en consacrant le statut d'intellectuel à l'architecte. Celui qui porte un projet de société....et une responsabilite. Après tout ses réalisations n'engagent-elles pas une société, des générations, un environnement, l'avenir ?
hors norme
Je voudrai réagir, en particulier à Philippe PRINET, en signalant qu'il y a en France (et en Europe) de plus en plus de mouvements visant à une réappropriation de A à Z de la construction de son habitat.
Ces mouvements sont sous tendus par une volonté d'auto-construction avec les matériaux disponibles sur place... On parle "habitat racine", "philosophie du nid", et on invente des "ker terre" ou des maison en paille construites en quelques jours par quelques-uns avec quelques euros !
Une nouvelle vision du monde où le vivant n'est pas un ennemi mais un partenaire, où l'habitat n'est pas une "boîte fermée", mais une "troisième peau", et surtout où l'occupation peut être légère, provisoire, réversible.
Quelle place allons-nous laisser à cette population diverse, vivante, créative, dans notre société consumériste et normative ?
hors norme
Je voudrai réagir, en particulier à Philippe PRINET, en signalant qu'il y a en France (et en Europe) de plus en plus de mouvements visant à une réappropriation de A à Z de la construction de son habitat.
Ces mouvements sont sous tendus par une volonté d'auto-construction avec les matériaux disponibles sur place... On parle "habitat racine", "philosophie du nid", et on invente des "ker terre" ou des maison en paille construites en quelques jours par quelques-uns avec quelques euros !
Une nouvelle vision du monde où le vivant n'est pas un ennemi mais un partenaire, où l'habitat n'est pas une "boîte fermée", mais une "troisième peau", et surtout où l'occupation peut être légère, provisoire, réversible.
Quelle place allons-nous laisser à cette population diverse, vivante, créative, dans notre société consumériste et normative ?
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