Moderne contre moderne
Posté par
Lactobacille
(
Architecte
—
69000
Lyon
)
le
08-02-2007 14:32
En réponse à Faut-il simplifier le permis de construire ?
Le permis de construire est la matérialisation de la crise de la modernité. Les architectes sont pris en sandouiche entre les contradictions qu'ils ont eux-mêmes générées :
- Laissez agir librement un architecte en mal d'expérimentations et de libertééeuh créâââtrice, il est capable de bâtir une maison en polyuréthane rose fluo au milieu d'un rang haussmannien.
- Contraignez ses ardeurs pour le besoin d'harmonie urbaine du cadre de vie des gens normaux [on le sait capable de tout et de n'importe quoi], le voilà prisonnier des matériaux imposés par le code de l'urbanisme, de l'inclinaison des pentes des toits, de la couleur des ses châssis, d'un fatras de normes sclérosées et totalitaires.
Pour ou contre le permis de construire, c'est se prononcer pour ou contre un monde libéralisé et shizophrène, un monde bloqué entre ses vélléités de conquêtes modernantes et sa trouille de voir souillés les cadres-de-vie©™ patrimoinisés©™ et muséfiés©™.
Il faut passer outre les formulaires, viser plus haut que le contrôle administratif, échapper à l'immixtion de l'État dans la couleur des briques et la hauteur des fenêtres.
Il faut réhabiliter la Culture, il faut réhabiliter le devoir d'humilité des architectes, il faut apprendre aux architectes qu'ils sont d'abord au service de leur métier et non l'inverse. Il faut faire l'apprentissage des hiérarchies fondamentales entre le bâtir ordinaire et le bâtir extraordinaire. On ne compose pas une maison comme on compose un Palais des Arts.
Un architecte n'est d'abord au service ni de sa carrière, ni de son métier, ni des idéologies. Un architecte est au service de la vie.
- Laissez agir librement un architecte en mal d'expérimentations et de libertééeuh créâââtrice, il est capable de bâtir une maison en polyuréthane rose fluo au milieu d'un rang haussmannien.
- Contraignez ses ardeurs pour le besoin d'harmonie urbaine du cadre de vie des gens normaux [on le sait capable de tout et de n'importe quoi], le voilà prisonnier des matériaux imposés par le code de l'urbanisme, de l'inclinaison des pentes des toits, de la couleur des ses châssis, d'un fatras de normes sclérosées et totalitaires.
Pour ou contre le permis de construire, c'est se prononcer pour ou contre un monde libéralisé et shizophrène, un monde bloqué entre ses vélléités de conquêtes modernantes et sa trouille de voir souillés les cadres-de-vie©™ patrimoinisés©™ et muséfiés©™.
Il faut passer outre les formulaires, viser plus haut que le contrôle administratif, échapper à l'immixtion de l'État dans la couleur des briques et la hauteur des fenêtres.
Il faut réhabiliter la Culture, il faut réhabiliter le devoir d'humilité des architectes, il faut apprendre aux architectes qu'ils sont d'abord au service de leur métier et non l'inverse. Il faut faire l'apprentissage des hiérarchies fondamentales entre le bâtir ordinaire et le bâtir extraordinaire. On ne compose pas une maison comme on compose un Palais des Arts.
Un architecte n'est d'abord au service ni de sa carrière, ni de son métier, ni des idéologies. Un architecte est au service de la vie.