Pendant ce temps là ...
En réponse à Du mal-logement au « non-logement » par la Fondation Abbé Pierre
Pendant que les architectes critiquent les actions de terrain menées pour les SDF (trop précaire, trop éphémère,...) ce sont toujours les mêmes qui s'investissent pour loger dignement les hommes et les femmes qui ont tout perdu. Extrait d'un article de Libération publié mercredi 28 mars 2007 (http://www.liberation.fr/actualite/societe/243824.FR.php) :
<< A Ivry, un «village» a été créé pour des SDF, la plupart venant du canal Saint-Martin.
Sweet mobile home après tant de nuits à la rue
Par Tonino SERAFINI
Bienvenue au «Village de l'espoir», nouveau lieu d'accueil sis à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), sur une parcelle de terrain jouxtant l'hôpital Charles-Foix. «Village», car constitué de 30 maisons blanches (des mobile homes) avec toit en pente, volets bordeaux ou verts, disposées en arc de cercle autour d'un Algéco, sorte de «salle des fêtes municipale» dédiée aux activités socioculturelles. «Espoir», car ces maisons sont destinées à des personnes ayant vécu plusieurs années à la rue, sous des tentes ou dans des centres d'hébergement divers et variés. «Ils ont tous besoin de se reposer. Ils sont là pour réapprendre une vie de couple, une vie de village [...]. Ils ont perdu l'habitude de se faire à manger, de faire le ménage, de gérer un budget», soulignait hier Danièle Huèges, secrétaire générale du Coeur des haltes, association en charge de la gestion du site, édifié par Adoma (l'ex-Sonacotra). «Ce village, c'est une passerelle entre la rue et le logement ordinaire. Les gens sont là à titre temporaire. C'est une autre façon de faire du social. Ici, c'est le social qui s'adapte aux aspirations des sans-abris. On essaye de créer un lieu convivial, digne», pointe Jacques Deroo, directeur du Village de l'espoir, lui-même ex-SDF (...) >>