dépassé ?
En réponse à Du mal-logement au « non-logement » par la Fondation Abbé Pierre
Merci Mathieu M. pour la fine analyse que je partage. Mea-culpa pour l’"urgence" ! Simplement, mon message est : pensez global, agissez localement, même si l’architecte doit visiblement attendre qu’on fasse appel à lui (dois-je traduire : qu’on le missionne ?) pour penser des projets, et cela même si la situation le dépasse -et je pense qu’elle dépasse beaucoup trop de gens. J’ai également l’impression que l’Abbé Pierre a dû agir, justement pour ne pas se laisser dépasser, étant lui-même révolté par ce qui a priori le dépassais.
Évidemment la religion –ici catholique- se sent véritablement investie par la mission d’aide envers les "pauvres", contrairement à notre Profession, qui a du mal à faire valoir sa déclaration légale d’intérêt public.Chacun sa mission, soit. Cela ne doit pas empêcher la légitimité des confrères philanthropes, même s’ils s’inquiètent en plus d’esthétique. Ce qui me semble révoltant pour les SDF c’est que rien ne soit fait pour eux à part leur proposer une nuit d’hébergement dans la lointaine banlieue alors que leur place est à coté des plus riches, dans les centre-ville (Faire habiter tout le monde dans des centres-villes est une autre question !).
Par contre, j’ai dû mal à admettre que l’exclusion est issue intrinsèquement et inévitablement de la Ville et que les notions de "citoyenneté", "mixité", ou "participation" lui soit sans effet convainquant.