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Les architectes doivent-ils dépendre du ministère de la Culture ou de celui du Développement durable ?

Posté par CNOA ( Webmaster — 75015 paris ) le 20-11-2007 17:19


L’une des principales nouveautés du gouvernement dirigé par François Fillon est la création d’un « grand » ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables. N°2 dans l’ordre protocolaire, ce ministère est dirigé par l’unique ministre d’Etat du gouvernement qui se trouve de surcroît être, en la personne d’Alain Juppé, un ancien premier ministre.

La nouveauté est sans doute là : plus que de fusionner en un seul ministère les postes de l’écologie et de l’équipement, il est de prendre acte de l’importance des enjeux environnementaux – dont l’intitulé même du ministère consacre la priorité – ainsi que de la transversalité du développement durable. Alain Juppé a indiqué qu’il entendait s’occuper des questions d’énergie, de transport, mais aussi de logement et de construction.

Jugeant favorablement cette évolution politique, l’Ordre des architectes, par l’intermédiaire du président de son Conseil national, a écrit au Président de la République ainsi qu’au ministre d’Etat pour réaffirmer l’engagement des architectes en faveur du développement durable et demander en conséquence à étudier avec le ministre le possible rattachement de la profession au nouveau ministère.

Actuellement, la profession d’architecte est, via l’Ordre, sous la tutelle du ministère de la Culture et de la communication. Dans la mécanique ministérielle, l’architecture partage une direction avec le Patrimoine : la Direction de l’Architecture et du Patrimoine (DAPA). Ce rattachement se justifie par la nécessité de diffuser le plus largement possible la culture architecturale. L’article 1er de la loi sur l’architecture indique en outre que « L'architecture est une expression de la culture. »

Alors en quoi le nouveau ministère du développement durable répond-il mieux à la fonction des architectes aujourd’hui ?

L’architecte par sa perspective globale sur les projets d’aménagement et de construction fait « naturellement » du développement durable. Il est confronté aux différents piliers du développement durable : non seulement le pilier culturel, mais aussi le pilier économique, le pilier social et, bien sûr, le pilier environnemental.

Ainsi, comme le rappelle le président de l’Ordre, « l’architecture et l’urbanisme sont des prolongements de notre environnement « naturel » et ne doivent donc pas en être dissociés dans leur approche. Un urbanisme réussi doit en effet garantir un environnement urbain de qualité où il fait bon vivre, associant qualité architecturale, qualité environnementale et équité sociale.»

Tous les acteurs représentatifs de la profession partagent cet objectif et sont convaincus que l’architecte doit être un moteur pour l’atteindre. L’Ordre souhaite pour sa part promouvoir concrètement les bonnes pratiques de construction et d’aménagement, et pouvoir garantir demain une meilleure durabilité de toutes les constructions nouvelles.

Cet engagement de la profession doit à son sens s’inscrire « logiquement » dans la dynamique politique qui s’ébauche dans le nouveau ministère.

Il s’agit là d’un pari sur l’avenir pour la profession entière. Qu’en pensez-vous ?

D'accord mais...

Le rattachement au "bon" ministère ne doit pas occulter la modification obligatoire nécessaire du contenu et de la forme de l'instruction donnée aux architectes, afin que la "culture" et la partie "artistique" de la profession diminue aux profits de l'enseignement des constructions dites "alternatives":  Bioclimatisme, Ossature bois, Nouveau mateiaux ecologiques, etc.

Il serait temps que la France puisse enfin fournir en fin de cursus educatif des architectes ayant plus que des bases sur les constructions autres que parpaing/béton.
Posté par Eric M ( Citoyen — 01210 Ornex ) le 24-05-2007 16:09

il le faut....

c'est clair, c'est indispensable à mon avis.

n'en déplaise à certains confréres ou professeurs, les clients sont de plus en plus informés, sur les questions developpement durable, ecologie, etc ...

et pour être franc, ce n'est pas les écoles qui forment à ce type de pratique et d'information.
Il n'y a qu'à voir la formation sur la filiére séche (bois acier), elle est catastrophique, et "bien", dans de trop rare cas.

Il ne faut non plus perdre notre identité, ni notre rôle de conception.
Posté par NEVIANS Cédric ( Architecte — 62930 wimereux ) le 25-05-2007 14:55