Le Président de la république s'engage pour l'architecture
Entouré des grands noms de l’architecture internationale, il a abordé dans son discours de vraies questions : celle de la « limite supérieure des contraintes » atteinte en matière de réglementation de l’urbanisme et de la construction au mépris de l’innovation et de la liberté de choix des acteurs locaux ; celle aussi d’une urbanisation souffrant de l’absence de mixité fonctionnelle entre zones d’habitation et zones d’activités ; celle encore de l’intervention des architecte dans les opérations en banlieues et notamment celles de l’ANRU. Autant d’échos des propositions du projet architecture 2007.
Le président de la République a voulu enclencher un mouvement même si son discours n’avance comme mesure concrète que l’exemplarité de grands projets décidés par l’Etat (à la Défense, notamment), et sur un projet encore vague d’aménagement d’un « grand Paris ». Les architectes qui ont déjeuné avec lui ont fait remarquer que l’on ne peut se contenter de « 10 projets de Nicolas Sarkozy » (Dominique Perrault) ou encore que le problème est un problème de gouvernance « Qui décide de la politique de la ville ? Il y a trop d’intervenants » (Patrick Berger) ou que « toutes les intentions en matière d’urbanisme se traduisent par des règlements qui visent à interdire » (Christian de Portzamparc) **.
Et en effet, les architectes, majoritairement heureux de l’attention présidentielle, attendent aussi des engagements concrets. Il serait bon par exemple que l’on donne aux architectes les moyens de leur mission et de leur participation à ces enjeux. Ainsi en aurait-il pu aller de la préparation du « Grenelle de l’environnement » qui occupe le devant de l’actualité et dont malheureusement les architectes sont absents (hormis la présence de notre confrère Yves Lion, au titre de son Grand prix de l’urbanisme, et qui est le vice-président du groupe sur le maîtrise de l’énergie).
Le discours du président aux architectes doit aussi trouver ses relais politiques. A cet égard l’effacement de l’architecture des discours de la ministre de la Culture, tutelle de la profession est préoccupante et tranche avec l’attitude présidentielle. De même, l’absence du ministère de la Culture au Grenelle de l’environnement ne peut qu’être mise en parallèle avec celle des architectes eux-mêmes.
Espérons qu’une dynamique est désormais engagée pour aider l’architecture à atteindre les objectifs que l’on peut légitimement attendre d’elle...
* Le discours de Nicolas Sarkozy sur le site de l'Elysée
** «Ce que le président et les architectes se sont dit au déjeuner» Le Figaro du 18/09
Sarkozy nous balade, bien sur !
Sarkozy nous balade bien sur. Tout le monde sait que c'est l'Etat lui-même qui organise la destruction lente de notre profession. 30% de la profession sous le seuil de pauvreté... Voilà la réalité. Des architectes RMISTES à qui ont vient de plus, expliquer, que "le rmi, c'est pas éternel !" Et hop, un petit coup de pression d'un abruti, payé, lui, et inamovaible, facile, non ? Ben voyons, on a fait 5 ans d'étude, 10 ans de galère entrepreneuriale pour se vautrer dans l'aide sociale, c'est une vocation, bien sur... Quant aux politiques qui prétendent que nous sommes trop nombreux : leur rappeler que nous sommes le pays dEurope à la plus faible densité d'architecte (en % de population...). Et puis dans la foulée, puisqu'on y est, leur rappeler le rôle des marchés publics dans la destruction des architectes (système des références, honor. de plus en plus bas; ah, au fait, pour ceux qui l'ignorent : désormais on fait de plus en plus desssiné à l'extérieur... on appelle ça délocaliser.... ben oui, pour être moins cher que pas cher que moins cher, faut bien trouver des esclaves, hein, messieurs les décideurs politiques ? Qui se prétendent "bon gestionnaires..." et en fait détricotent le tissus économique.
Bref, la vérité est que ce pays EST VENDU AUX LOBBIES (le pvc HQE, c'est eux.... le bloc béton écologique aussi... et pour la laine de verre, tenez vous bien : rien de plus naturel que la silice...), Sarkozy le premier, ses vacances en sont chaque fois un message exemplaire.
Tout cela est une honte, une honte scandaleuse pour le pays. Car les conséquences sont énormes en termes de santé publique, d'environnement et en termes sociétaux.
Sarkozy ne fera RIEN pour nous. Il enfoncera les archi qui essaient de juste survivre (c'est très facile : renforcer quelques normes, les obliger à suivre des formations trop chères pour eux, simuler une amélioration du code des marchés public et laisser les choses en l'état (faut bien que les groupes du btp bouffent...), etc...), et se pavannera avec les autres.
SARKHO le Mytho ! vendu à Bouygues?
Sarkho le Mytho !
Il travaille à la disparition de notre profession depuis plusieurs années ( et le fait le le parrain de son fils soit Mr BOUYGUES, n'y est pas pour rien sans doute)
La liste des incohérences serait encore bien longue...
S’obstiner à dépeindre les meilleures intentions sans connaître les mesures actuellement mises en œuvre, c’est chanter la sérénade aux cochons lorsqu’on leur sert les poubelles…
L’architecture est aujourd’hui méprisée dans notre pays :
- les écoles d’architecture sont malmenées
o les liens entre architectes praticiens et universitaires ne sont plus possibles car seuils ces derniers ont accès aux postes de titulaires.
o Les formations s’éternisent dans des stages obligatoires à rallonge, forçant tous les jeunes architectes à subir la précarité.
- les PLU, nouveaux remplaçants de POS ne changent rien à la misère architecturale existante :
o la conception du territoire est toujours totalement morcelée
o les décisionnaires n’ont qu’une faible, voir aucune culture architecturale. Cette dernière n’a d’ailleurs qu’un très faible poids dans les critères de jugement des candidatures et des concours de maîtrise d’œuvre publics.
Par la sélection sur références, c’est la quantité qui est privilégiée à la qualité, c’est l’ancienneté et non la compétence qui est reconnue.
En outre, le discours, bien que très bien ficelé, agrémenté de références bien choisies, ne manque pas d’afficher des incohérences flagrantes.
Préciser par exemple que Jean Nouvel est le fer de Lance de l’intégration architecturale, n’est pas connaître le personnage et le fait qu’il cristallise plutôt la starification, voir la scarification du discours architectural, ne cherchant qu’un seul objectif, la production d’une image, la recherche de meilleur cliché et la conformation tant bien que mal d’un projet réel à une image de synthèse mensongère.
« Architecture humaine, sensible, créative, attentive aux caractéristiques de chaque territoire, aux habitudes de vie de ses populations (…) cher Jean Nouvel, je sais que cette idée vous est chère »
Monsieur le Président, vous qui savez répéter à loisirs que l’étranger peut apporter des leçons constructive à la France, cherchez à comprendre pourquoi nos voisins et amis allemands ont une production architecturale de bien meilleure qualité que la notre, ont un territoire bien moins morcelé et grignoté.
Ils ont su préserver une culture architecturale et artistique. Ils ont su mettre les logiques économiques au service du plus grand nombre.
Notre territoire est aujourd’hui dévasté par la médiocrité, non par la fautes des architectes, bien conformistes je l’avoue, mais par celle ces décideurs qui n’ont laissé aucune liberté au citoyen et toutes latitudes aux grands groupes économiques.
Ce sont les grands enseignes qui assèchent le marais pour y parachuter des « boîtes à chaussures », temples de la consommation, obligeant ses enfants à consommer ou à partir.
Ce sont les grands groupes du BTP qui ont reconfiguré les visions esthétiques à un parallélépipède de béton surmonté d’une toiture en béton elle aussi.
Ce qui doit être avant tout réhabilité dans notre pays, de sont les discussions esthétiques, insondables, voir même incompréhensibles sans culture…car chercher et discuter du beau, aussi bête que cela puisse paraître, c’est vouloir le bien de ses concitoyens, du peuple, de nos enfants.
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