Construire sain : défi et pédagogie
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CNOA
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07-03-2007 10:40
La directive européenne dite « Reach » qui vise à identifier et éliminer les produits toxiques issus de l’industrie chimique s’appliquera à partir du 1er juin 2007. Cette mesure concerne naturellement le secteur de la construction, puisque, selon la Fédération de l’Industrie Européenne de la Construction, 45 000 produits et matériaux y sont utilisés, dont certains contiennent des substances potentiellement dangereuses. Toutefois qu’est-ce, a contrario, qu’un « matériau sain » et, par extension, qu’est-ce qu’un « matériau écologique » ?
La plupart des candidats aux élections présidentielles proposent de promouvoir une construction écologique plus économe en énergie. Ainsi François Bayrou met-il en exergue l’exemple des Maisons passives allemandes et autrichiennes et affirme qu’il faut « un immense effort de recherche sur le logement et l’urbanisme » - citation reprise par notre campagne d’affichage.
Mais au-delà de la non-toxicité des matériaux et de leur performance énergétique, la question la construction écologique et des matériaux sains est d’une difficulté redoutable. Pour évaluer un tel matériau il faut en effet examiner l’ensemble de son cycle de vie et de ses impacts. Il faut ainsi écarter certaines images d’Epinal comme celle de la construction bois qui serait par principe écologique. Le transport de la matière première, la fabrication, le traitement, l’utilisation, l’isolation, etc. font partie du « coût global » à l’aune duquel un matériau peut être dit sain.
En somme, il y a bien, comme le dit le candidat, un immense effort de recherche à réaliser, mais il faut aussi faire un immense effort de pédagogie. C’est bien pour faire cet effort que l’on a besoin des architectes !
>> A lire sur ce sujet et pour un début de liste de matériaux « recommandables » : La lettre d’information des architectes au cœur du développement durable, n°5 février 2007
La plupart des candidats aux élections présidentielles proposent de promouvoir une construction écologique plus économe en énergie. Ainsi François Bayrou met-il en exergue l’exemple des Maisons passives allemandes et autrichiennes et affirme qu’il faut « un immense effort de recherche sur le logement et l’urbanisme » - citation reprise par notre campagne d’affichage.
Mais au-delà de la non-toxicité des matériaux et de leur performance énergétique, la question la construction écologique et des matériaux sains est d’une difficulté redoutable. Pour évaluer un tel matériau il faut en effet examiner l’ensemble de son cycle de vie et de ses impacts. Il faut ainsi écarter certaines images d’Epinal comme celle de la construction bois qui serait par principe écologique. Le transport de la matière première, la fabrication, le traitement, l’utilisation, l’isolation, etc. font partie du « coût global » à l’aune duquel un matériau peut être dit sain.
En somme, il y a bien, comme le dit le candidat, un immense effort de recherche à réaliser, mais il faut aussi faire un immense effort de pédagogie. C’est bien pour faire cet effort que l’on a besoin des architectes !
>> A lire sur ce sujet et pour un début de liste de matériaux « recommandables » : La lettre d’information des architectes au cœur du développement durable, n°5 février 2007
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