Thèmes

Logement
Urbanisme
Culture architecturale

Archives

Le projet Architecture 2007
Contribution au Grenelle de l'environnement
La campagne publicitaire
La vidéo Architecture 2007
Que disent les politiques ?
Les études IFOP
Les tables rondes 2006

Qui Sommes-Nous ?

Qui sommes-nous ?
Réclamations
Suggestions

Calendrier

« November 2008 »
Sun Mon Tue Wed Thu Fri Sat
1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30
 
Que disent les politiques ?
You are here: Home Que disent les politiques ? Les réponses à notre questionnaire Questions à Nicolas Sarkozy
Document Actions

Questions à Nicolas Sarkozy

1- Logement


- Au-delà du droit opposable au logement, quelles sont vos propositions en matière de construction de logements sociaux (et autres), avec quels financements et quelles incitations ?

Nicolas Sarkozy - Il m’est difficile de dire « au-delà du droit au logement opposable » car, pour moi, le droit au logement opposable est, avec l’accession populaire à la propriété, l’un des deux grands axes de la politique du logement que j’imagine.
Je me suis engagé en faveur du droit au logement opposable parce que je crois que le fait de rendre ce droit opposable d’ici quelques années contraindra l’Etat et les collectivités locales à concevoir une politique du logement radicalement nouvelle qui permette à tous les Français de se loger, dans des conditions décentes et à un coût raisonnable.

Or que se passe-t-il aujourd’hui ? Les spécialistes considèrent qu’il manque au moins 700 000 logements en France, dont une très grande partie en Ile-de-France et dans les grands centres urbains. De nombreux Français n’ont pas accès au logement, ou bien dans des conditions de confort et de coût qui sont inacceptables. Voilà la situation dans laquelle nous sommes et à laquelle je suis convaincu que le droit au logement opposable peut apporter remède. Il faut se rendre compte que, de mon point de vue, il s’agit à terme de donner à une personne le droit d’exiger des pouvoirs publics qu’ils lui offrent, sur son bassin de vie, des solutions de logement conformes à ses moyens.

Cela suppose, pendant plusieurs années, de combler le déficit actuel de logements et donc de construire, longtemps, beaucoup, là où les besoins sont les plus forts, et sur tous les maillons de la chaîne du logement. Je conteste, en ce qui me concerne, que nous n’ayons besoin que de logements sociaux. J’entends l’aspiration des classes moyennes à devenir propriétaire et je crois qu’il s’agit d’un très beau projet de société que de donner corps à une aspiration aussi profonde.

Mais je suis tout à fait convaincu qu’il nous faudra aussi construire beaucoup de logements sociaux. Ils constituent un maillon indispensable de la chaîne résidentielle. Je lis que certains annoncent des chiffres mirifiques de construction, mais ce que je vois, c’est qu’en cinq ans, grâce notamment à l’action de Jean-Louis Borloo, nous aurons construit 100 000 logements sociaux de plus que le gouvernement précédent sur le même laps de temps. Pour aller plus loin et surtout pour construire là où les besoins sont forts, c’est-à-dire là où le terrain est cher, il nous faudra innover. J’ai proposé, à cet égard, que le conventionnement « logement social » puisse être temporaire, comme cela se fait en Allemagne, ce qui permet d’attirer des investisseurs privés disposant de moyens financiers considérables. Après 15 ans, les immeubles construits redeviendront des logements classiques et une solution sera trouvée pour les occupants qui continuent de remplir les conditions d’accès au parc social.

J’ai enfin pris fermement position en faveur de la diversité sociale de nos villes. Je souhaite que l’obligation de compter une proportion de logements sociaux dans chaque commune soit maintenue et même relevée, pour pouvoir prendre en compte les logements en accession sociale à la propriété. Je propose que l’on raisonne en flux et non pas en stock. Je note enfin qu’il existe de nombreuses villes de France qui respectent parfaitement la loi SRU, mais où il n’existe absolument aucune mixité car elles ont 60, 70 ou 80% de logements sociaux. Dans ces communes-là, au contraire de ce qu’il faut faire ailleurs, développer d’autres formes d’habitat me semblerait tout indiqué.

2- Aménagement urbain

- Quel contenu donnerez-vous à la politique de la ville et des quartiers sensibles ?

Nicolas Sarkozy - La ville est aujourd’hui perçue comme un problème en soi, auquel d’ailleurs les « politiques de la ville » ont consacré des moyens considérables : plus de 45 milliards d’euros ont été dépensés au cours des 10 dernières années, sans jamais atteindre l’objectif de cohésion sociale. Je ne suis pas sûr qu’il faille pour les quartiers sensibles une politique spécifique, avec un ministère, un budget, des opérateurs spécifiques. Pour apporter des solutions dans les quartiers sensibles, il faut, en revanche, y apporter le meilleur de nos grandes politiques publiques que sont la politique du logement, la politique de rénovation urbaine, d’égalité des chances, de lutte contre le chômage, etc. La désertion des services publics et le recul coupable de l’autorité de l’Etat sont aussi des sujets qu’il convient de traiter en priorité, si nous voulons réunifier nos territoires urbains. Il est essentiel que nous ne cessions jamais de considérer que ces territoires sont des territoires pleins et entiers de la République. Apporter le meilleur dans ces quartiers, c’est ce que j’ai appelé la discrimination positive, où la République s’oblige à être juste en donnant davantage à tous ceux qui partent de plus loin. Cela vaut d’ailleurs pour les quartiers sensibles comme pour certaines zones rurales enclavées et en perte de vitesse.

- Que proposez-vous pour maîtriser l’étalement urbain ?

Nicolas Sarkozy - Je crois qu’il faut poser sereinement la question du juste équilibre entre le renforcement de la densité dans les zones déjà construites et l’extension du périurbain pour satisfaire l’aspiration de nombreux ménages à la maison individuelle. Ni l’un ni l’autre ne sont à condamner en soi. En Ile-de-France, par exemple, la construction est quasiment gelée au-delà des 30 km autour de la capitale et la partie construite ne représente que 15% du territoire régional. Compte tenu de la pénurie de logements, je ne vois pas comment nous pouvons renoncer à une politique de libération foncière. Je pense que nous pouvons le faire de manière équilibrée. Dans les zones déjà urbanisées, l’espace doit être utilisé au mieux. J’ai ainsi proposé qu’une vaste politique d’aménagement du territoire se donne comme objectif de sortir des zones urbaines très denses les activités industrielles qui y demeurent, comme cela s’est fait pour Renault sur l’île Seguin. Autour des zones urbaines, recherchons des solutions écologiques pour étendre le bâti, lorsque la pression est trop forte. L’exigence écologique n’est pas le repli sur soi. C’est une autre manière de vivre la consommation, les transports, la ville, le logement, le travail. Cette manière, c’est à nous de l’inventer. Et je crois que nous avons là un projet formidable, qui est celui de concevoir la ville de demain, dense au centre, plus étalée en périphérie, afin que chacun ait le choix, mais le tout dans un environnement nouveau, agréable à vivre.

- Quelle place accordez-vous aux valeurs du développement durable en matière d’urbanisme ?

Nicolas Sarkozy - Je crois qu’il faut enfin inscrire nos politiques urbaines et notre politique du logement dans le cadre du développement durable. Dans le logement neuf, cette orientation passe notamment par le développement du label HQE. Mais il convient aussi de réduire la contribution de l’habitat ancien aux émissions de gaz à effet de serre. A l’heure actuelle, le logement reste l’un des secteurs produisant le plus de gaz à effet de serre. Or l’isolation thermique de tous les logements anciens permettrait de réduire de 10% nos émissions de gaz à effet de serre, soit la moitié des émissions de l’industrie. A cette fin, nous proposons d’assurer, d’ici dix ans, l’isolation de tous ces logements, par la création d’un prêt à taux zéro de l’ADEME, ainsi que par un partage plus équitable des responsabilités et des économies d’énergie entre les bailleurs et les locataires.

3- Culture architecturale

- Pensez-vous utile de mettre en place des politiques de sensibilisations à la culture architecturale dans les écoles, auprès des élus locaux et du grand public ?

Nicolas Sarkozy - Tout à fait. Je propose que, saisissant l’occasion du plan de rénovation urbaine, notre pays engage un effort profond de renouvellement architectural, pour rendre nos villes à la fois plus belles et plus habitables. Je crois que nous prenons à présent la pleine mesure de certaines erreurs de l’architecture moderne et de nos politiques urbaines et le défi qui se trouve devant nous, c’est l’invention d’une nouvelle ville. Je souhaite que les architectes, les urbanistes et les responsables politiques de notre pays partagent cette ambition, se parlent et relèvent ce défi dans tout le pays. L’ordre des architectes a assurément un rôle très actif à jouer dans ce mouvement.

Logement social 92, Neuilly .......................

Posted by Philipe Kadecka at 20-04-2007 07:32

LISONS, APPRECIONS LE MAIRE DE NEUILLY :

Or que se passe-t-il aujourd’hui ? Les spécialistes considèrent qu’il manque au moins 700 000 logements en France, dont une très grande partie en Ile-de-France et dans les grands centres urbains. De nombreux Français n’ont pas accès au logement, ou bien dans des conditions de confort et de coût qui sont inacceptables. Voilà la situation dans laquelle nous sommes et à laquelle je suis convaincu que le droit au logement opposable peut apporter remède. Il faut se rendre compte que, de mon point de vue, il s’agit à terme de donner à une personne le droit d’exiger des pouvoirs publics qu’ils lui offrent, sur son bassin de vie, des solutions de logement conformes à ses moyens